L'abécédaire des séries qui ont duré trop longtemps (4/5)

lundi, 04 avril 2022 04:22
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L'abécédaire des séries qui ont duré trop longtemps (4/5) - 5.0 out of 5 based on 1 vote

Dans la vie, il y a des séries qui savent se renouveler au fil des saisons et il y a les autres. À l'inverse de ces premières, ces séries ont la fâcheuse tendance à s'installer dans le paysage télévisuel sans arriver à proposer quelque chose de nouveau ou tout simplement à maintenir la qualité de leur début. Au fil des saisons, elles finissent par lasser, énerver et perdre leurs fans... Bienvenue dans l'abécédaire des séries qui ont duré trop longtemps, volet 4 sur 5.

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Comme à l'accoutumée, avant d'aller plus loin dans ce nouvel article, je t'invite à découvrir, si ce n'est pas déjà fait, les premiers articles de cet abécédaire :

Si tu n'aimes pas lire (dans ce cas, que fais-tu là ?), sache qu'il existe une version podcast de chaque article. Tu trouveras ça facilement sur toutes les plateformes de podcast en tapant Le Son de la Crypte.

Avant toute chose, je tiens à revenir sur un point essentiel de l'introduction.

Les séries présentes ici-même ne sont pas toutes de piètres séries. Pour la plupart d'entre elles, la qualité était même au rendez-vous dès le départ. Là où le bât blesse, c'est évidemment qu'elles n'ont pas su s'arrêter à temps. Il est parfois nécessaire de savoir dire "stop" quand un concept s'essouffle, lorsqu'un comédien principal quitte le navire ou même quand on arrive au bout de l'histoire. Jouer les prolongations n'amène alors rien de bon et dessert clairement la série.

Ne nous leurrons pas pour autant car il y a certes des séries qui partaient sur de bonnes bases, mais il y a également des séries qui démarraient très mal. Et malgré un départ plus que bancal, elles ont trouvé le moyen de poursuivre leur récit et cela au détriment de tout bon sens. A croire que quand on a marché dans la merde avec le pied gauche, on n'a plus rien à perdre. Alors, autant se rouler intégralement dans cette matière fécale qui semble si appétissante...

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Figure-toi que la coprophagie doit être assez répandu chez nos amis producteurs de séries car des séries de merde ils tentent de nous en faire bouffer bien souvent.

Mais cela est sans compter sur notre sagacité et notre envie intacte de déjouer leur plan et de montrer que nous ne nous laisserons pas berner par leurs goûts infâmes. Non au caca sériel, oui aux créations télévisuelles de qualité ! Allez, tous avec moi, "Non au caca sériel, oui aux..."

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Je crois que je me suis un peu laissé emporter. Revenons donc au sujet du jour. Maintenant que l'on sait où on va, il est temps de découvrir ces 6 nouvelles séries qui auraient mieux fait de s'arrêter plus tôt.

O comme Once Upon a Time

once upon a time

Once Upon a Time est une série diffusée de 2011 à 2018 sur ABC. En voici son synopsis :

"Emma Swan débarque dans une petite bourgade tranquille du Maine. "Tranquille", pas tant que ça. En effet, cette ville se trouve être un lieu où les contes de fées semblent prendre vie..."

Commençons par les points positifs de la série car il y en a. Déjà, le pitch de départ est plutôt cool. J'ai toujours apprécié l'univers des contes. Évidemment, ce que je connais, je le dois principalement à Disney qui a bercé mon enfance et celle de nombreuses générations. Sans être pour autant un fin connaisseur en la matière, je ne suis pas débile non plus... enfin je ne crois pas...

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Je sais bien que ces contes n'ont pas été inventés par Disney et qu'ils font partie du folklore de nombreux pays. Les versions Disney sont édulcorées et ne dévoilent pas ne serait-ce qu'un dixième de la cruauté des contes originels. Je ne vais pas rentrer dans les détails car c'est au-delà de mon champ de compétence et ce n'est d'ailleurs pas le lieu. Voici quelques liens si tu veux creuser le sujet :

Donc effectivement, Once Upon a Time propose de se replonger dans une version de ces contes que nous connaissons tous depuis notre plus tendre enfance. Elle nous permet ainsi de renouer avec des personnages bien connus : Blanche-Neige, le Capitaine Crochet, Belle, Jiminy Cricket, Robin des Bois, etc. De ce point de vue-là, je trouve le concept vraiment sympa.

L'autre point positif est le casting. Retrouver la sublime Lana Parrilla que j'avais adoré dans Swingtown, Ginnifer Goodwin vue dans la très bonne série HBO Big Love ou encore l'excellent Robert Carlyle, aka Begbie dans Trainspotting, m'enchantait vraiment.

Ok donc pour l'instant on a un concept intéressant et des noms qui donnent envie d'y jeter un œil. Mais que vaut Once Upon a Time et surtout était-il nécessaire qu'elle dure aussi longtemps, à savoir 7 saisons ? C'est une excellente question jeune Padawan à laquelle je ne pourrai malheureusement pas te répondre.

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Il va m'être très difficile de juger la série dans sa globalité car je n'ai pas vu toutes les saisons. En effet, j'ai lâché l'affaire en cours de diffusion. Dès sa deuxième saison, Once Upon a Time m'a perdu entre une intrigue peu palpitante et des longueurs scénaristiques.

Encore une fois, nous sommes devant une série de network avec des saisons à rallonge qui avoisinent les 22 épisodes. Pour certaines séries, ce principe fonctionne bien, mais pour d'autres, étirer une intrigue sur autant d'épisodes à tendance à ralentir l'avancée du scénario. On se retrouve inlassablement avec des épisodes qui n'ont pas grand chose à dire et perdent l'intérêt du téléspectateur.

Aussi, raccourcir les saisons pourrait avoir un impact positif sur le déroulé de la trame. Je comprends que les scénaristes veuillent temporiser et maintenir le spectateur en haleine. Il reste que si plus d'un tiers des épisodes servent à faire du remplissage, il n'y a aucun intérêt. Peut-être que pour Once Upon a Time ce remplissage était moindre. Dans tous les cas, il était assez présent pour me décourager de poursuivre le visionnage.

L'autre point négatif : je n'étais pas dans la cible de la série. Certains diront qu'elle ciblait clairement la ménagère de moins de 50 ans. Et bien figure-toi que j'en suis une ménagère. J'aime certaines séries que nos ménagères regardent. Oui j'assume mes séries : Une famille formidable, Desperate Housewives, Julie Lescaut, Chicago Med, Esprits Criminels, House, The Mentalist, Urgences, Why Women Kill, Joséphine ange gardien... Deux intrus se sont glissés dans cette liste, sauras-tu les retrouver ?

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Ce terme marketing de "ménagère" m'agace légèrement. Il est un peu galvaudé et de nos jours, avec notre façon de consommer les séries et l’avènement de toutes les plateformes de VOD. On surconsomme des séries et le mélange des genres est partout. Finalement, on est tous une ménagère à notre façon.

Bref, je n'étais pas dans la cible de Once Upon a Time qui officiait un peu trop dans le gnangnan à mon goût.

P comme Prison break

prison break

Prison break est une série diffusées sur la FOX de 2005 à 2009. De quoi parle-t-elle ?

"Un coup monté conduit Lincoln Burrows, un petit brigand, en prison. Michael Scofield, son frère, un génie est le seul à pouvoir lui venir en aide. Convaincu de l'innocence de son frère, il décide de faire tout son possible pour le faire sortir de prison et rendre ainsi la liberté à Lincoln. Il est alors loin de se douter qu'une véritable conspiration se joue sous ses yeux... Revival de Prison Break en 2017."

Avec Prison break, je m'attaque à un gros morceau que j'ai déjà souillé de bien nombreuses fois. Que ce soit dans l'abécédaire des séries de merde ou autres contenus, la série en prend généralement plein la gueule. Étant dans un bon jour, j'ai décidé qu'il était temps de voir les choses différemment et de te proposer une vision plus éclairée de la série. Ainsi, te présenter une approche plus réaliste quant à mon ressenti concernant la série de Paul Scheuring.

Prison break est une bonne série... non je ne peux pas, c'est plus fort que moi. Désolé, mais Prison break est une série de merde, c'est tout ! Voilà c'est dit ! Ça pose un problème à quelqu'un ?

Jean-Clément : "Tu fermes ta gueule connard. Prison break est la meilleure série du monde. Avec ma cousine Kimberley on a appelé nos fils Lincoln et Michael en hommage à la série. Alors tu la fermes et tu parles plus de ma série préférée comme ça, compris ?"

Excuse-moi grand manitou de la fertilité consanguine. J'étais au courant pour Lincoln, mais pas pour Michael. Vous allez trop loin ! Et il ne nous a pas parlé de sa fille qui à coup sûr s'appelle Tokyo ou Nairobi...

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Franchement, Prison break est un problème. Si des parents en viennent à nommer leurs enfants d'après les héros, où va le monde. Il part déjà assez en cacahuètes comme ça, on n'a pas besoin d'excentricités de ce genre.

Bref, tu connais déjà mon aversion pour la série. Je ne vais donc pas rentrer dans les détails. En substance, ce que je peux dire, c'est que Prison break avait une bonne idée de départ. Il a malheureusement fallu que l'appât du gain pousse la chaîne et les producteurs à prolonger la série, non pas d'une, ni de deux, mais de trois saisons avec en prime un revival en 2017 pour une cinquième et ultime saison (espérons !). Toutes ces années ont malmené l'intrigue et les personnages pour nous proposer finalement une fiction sans saveur et ridicule. Clairement un bon gâchis !

La conclusion est simple, Prison break aurait dû se limiter à une seule saison. Et je ne parle même pas du générique français avec FAF la rage de dents (certainement la musique de mariage de nos amis consanguins). Oh et puis si j'en parle : c'est de la MERDE sur 20 comme dirait Sheshounet.

Q comme Quantico

quantico

Quantico est une série policière à mystère diffusée de 2015 à 2018 sur ABC. Voici son synopsis :

"La série suit la vie de jeunes recrues du FBI à Quantico quand l'une d'entre elles est accusée d'un acte terroriste sur le sol américain..."

Pas de repos pour les braves. On est dans les séries de merde, on y reste ! Après Prison break, c'est au tour de Quantico.

La série se compose uniquement de 3 saisons. Et bien que cela puisse te paraître peu, c'est déjà beaucoup trop. Personnellement, il m'aura fallu 3 épisodes pour me lever de mon canapé, me diriger vers ma télévision et cracher le plus beau glaviot sur mon écran. je sais, il y a un petit côté famille Groseille en moi...

Pourquoi tant de haine envers cette série me diras-tu ? Je t'explique cela en trois points, trois raisons qui font que Quantico est une mauvaise série qui a duré trop longtemps (qui n'aurait même pas dû exister).

La première raison est simple : Quantico est typiquement le genre de série qui veut trop en faire. Dès le pilot la série cherche à en mettre plein la vue avec une histoire rocambolesque. Et pour en mettre plein les mirettes aux téléspectateurs, rien de plus simple que de déclencher un événement majeur tragique. Ainsi, en changeant le fil du récit et en offrant quelque chose de percutant au public, les scénaristes tentent alors de capter l'intérêt de celui-ci pour l'entraîner dans son histoire.

Cela fonctionne, nombre de séries plus ou moins récentes et aux genres différents ont relevé le défi : Lost, Desperate Housewives, Les 4400, Le Prisonnier, Designated Survivor, Homeland, etc.

En revanche, certaines séries se sont complètement plantées en nous offrant ce genre d'intrigue mystérieuse qui pète plus haut que son cul. Je pense à des séries comme Manifest, Flashforward, The Event, How to get away with murder (je ne vais pas me faire des ami.e.s là), Emergence et bien d'autres.

Je ne remets pas en question l'idée de départ qui peut être bonne, mais plus ce qui suit avec notamment des intrigues inintéressantes qui servent à combler le vide intersidéral de la série ou ce besoin incessant de relater continuellement la même histoire avec un pseudo complot au sein du gouvernement et patati patata. Putain, même Petit Ours Brun est plus habile dans sa façon à nous narrer les conneries qu'il va faire pour se faire fâcher par ses parents. Ce petit con poilu a la faculté de créer plus d'anxiété en moi que n'importe quelle série qui va finir par nous pondre infatigablement le même refrain.

petit ours brun

La deuxième raison fait écho à un point que je viens d'aborder, à savoir les intrigues annexes. Certes il y a la trame principale avec cette enquête pour savoir qui a pu commettre l'exaction décrite dès le premier épisode. Tu remarqueras que je ne spoile pas, au cas où tu souhaites regarder la série un jour ou l'autre (certainement un jour où la dépression te gagnera). Et à côté de cette partie du récit, il y a toutes les histoires inintéressantes qui viennent se greffer.

Ici, elles sont représentées par les flashbacks au sein du "camp d'entrainement". Bien entendu, la série apporte un peu de matière à son récit en présentant les personnages, les relations qu'ils entretiennent entre eux et tout le tintouin. Sur le principe, rien à redire. Encore faut-il le faire avec parcimonie, que ça ne prenne le pas sur l'intrigue principale, et que le tout, reste un peu divertissant. Et bien non, pas chez Quantico. Ici on veut du cul !

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Le thriller policier qu'est Quantico au départ devient rapidement un teen drama dans lequel on suit les histoires d'amour des étudiants du FBI. Ils passent plus de temps à se bécoter qu'à suivre les cours. Ok ils sont jeunes et beaux et ont envie de s'envoyer en l'air. On sent bien que ça les démange dans les sous-vêtements. Mais on s'en fout de leurs histoires de cul, ce n'est pas Le miel et les abeilles bordel de merde, c'est une putain de série officiant dans le thriller d'espionnage.

Ce qui nous amène à la dernière raison : le jeu des actrices et des acteurs. On sent que les membres du casting ont passé plus de temps à choisir les comédiennes et les comédiens sur leur plastique plutôt que sur leurs compétences. Le casting est digne d'une série pour ados où tout le monde est parfait. Une plastique irréprochable au détriment d'une qualité de jeu. Attention, cela ne veut pas dire qu'il faut être moche pour bien jouer, ou que tous les agents du FBI sont des laiderons, mais un peu de réalisme aurait été le bienvenu.

Tu l'auras compris, Quantico ne m'a pas du tout convaincu. Une seule saison, voire aucune, aurait été parfait !

R comme Rescue Me

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Rescue Me est un drame, centré sur une caserne de pompiers, diffusée sur la chaîne américaine FX de 2004 à 2011. De quoi parle-t-elle ?

"Tommy Gavin est un pompier de la ville de New York. Tout en essayant de sauver des vies dans son quotidien, il est en lutte perpétuelle avec ses propres démons : ses addictions, sa famille qui se brise et les réminiscences atroces d'un événement tragique qui a frappé son pays quelques années plus tôt, le 11 septembre 2001."

Bon, recentrons-nous sur des séries plus qualitatives. Portée d'une main de maître par Dennis Leary, son scénariste, créateur, producteur et interprète principal, Rescue Me a tout d'une grande série. Encore assez méconnue en France, il n'y a pourtant aucun doute, elle n'est pas bien loin des plus grands dramas des années 90-2000 : Les Soprano, The Shield, Six Feet Under, Oz, et bien d'autres noms aussi prestigieux. Sans oublier Prison break... non j'déconne !

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La force du show, signé FX, est d'avoir su aborder avec beaucoup de finesse des sujets comme les addictions (notamment l'alcool et le sexe ici), la famille, le patriotisme ou encore l'amitié. Pour traiter subtilement de ces sujets, elle n'est pas tombée dans l'écueil de nous présenter des personnages trop caricaturaux ou tout simplement mal écrits.

Chaque protagoniste de Rescue Me est intéressant à suivre, la palme revenant à Tommy Gavin qui s'intègre parfaitement dans la liste de ces séries aux héros torturés et ultra charismatiques, à l'instar d'un Vic dans The Shield, d'un Dexter dans Dexter, d'un Tony Soprano dans Les Soprano ou d'un Walter White dans Breaking Bad. En effet, Tommy est un homme sauvage avec un goût prononcé pour l'autodestruction. Tous ces contrastes font de lui un personnage à la fois attachant et détestable. T'as autant envie de le prendre dans tes bras pour le consoler lors de ses passages dépressifs et addictifs que de le baffer lorsqu'il fait le con avec les femmes qu'il côtoie.

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Rescue Me est une série à la fois drôle et touchante. Elle est profondément humaine et juste lorsqu'elle traite de sujets comme l'amitié ou la famille.

D'ailleurs, ce rapport avec la famille est palpable tout au long de la série. Tommy tente de sauver son mariage et ses relations amoureuses, mais en vain. Il tente également d'être là pour ses enfants. On sait qu'il les aime, mais ses tourments prennent trop souvent le dessus, ne lui permettant pas d'être l'homme qu'il aimerait être. L'importance de la famille est également représentée par le cousin de Tommy, celui mort lors des attentats. Je précise de quel cousin il s'agit car il en a une tripotée le mec. À croire que les moyens de contraception ne sont pas très répandus chez les Gavin. Ça copule, ça copule...

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Et donc ce cousin, lui aussi pompier et érigé en tant que héros, hante Tommy et n'hésite pas le confronter à ses propres démons. Ce qui nous offre des échanges percutants et remplis d'émotion, tant on sait que cet événement tragique a été le déclencheur de bien des maux pour Tommy.

À noter que la famille n'est pas uniquement décrite sous le joug de la famille nucléaire, au sens ethnologique du terme. Rescue Me est une série sur les pompiers. Alors oui, on a l'occasion de voir des interventions sur le terrain, mais le cœur de la série n'est pas là. Le show nous montre avec beaucoup de réalisme l'aspect communautaire et familial présent au sein d'une caserne. Les pompiers sont là les uns pour les autres et forment une véritable famille, une famille de cœur. C'est beau ce que je dis quand même !

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Comme tu peux le voir, Rescue Me est une série que j'affectionne particulièrement. Mais malgré tous ces bons points, je reste persuadé que la série aurait mérité quelques saisons de moins. Cet effet "ventre mou", dont je parle depuis le début de cet abécédaire des séries qui ont duré trop longtemps, est également présent dans le show de Dennis Leary. Avec un début fascinant et une fin digne de ce nom, la série s'est retrouvée vers les saisons du milieu avec une certaine perte de vitesse.

Il y a quelques redites avec un Tommy qui retombe dans ses travers et une impression de tourner en rond s'installe. Une sensation que la série cherche à aller de plus en plus dans le trash plane aussi au-dessus d'elle. Il faut pourtant en faire abstraction et l'accepter car ce postulat est posé dès les premiers épisodes. Bon, si tu lis entre les lignes, tu vois bien que je ne suis pas vraiment convaincu par mes propres exemples.

Effectivement une ou deux saisons en moins n'aurait pas fait de mal à Rescue Me. Il reste que la série est une grande série qui a su rendre un bel hommage aux héros morts lors de jour tragique qu'est le 11 septembre 2001.

S comme Sliders, les mondes parallèles

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Sliders, les mondes parallèles est une série américaine de science-fiction diffusée dans les années 90. En France, nous avons pu la découvrir sur M6. Voici son synopsis :

"Quinn Mallory, jeune étudiant et génie en physique, passe le plus clair de son temps dans son sous-sol où il invente un appareil permettant de glisser dans les dimensions parallèles. Fier de sa découverte, il convie à une démonstration sa meilleure amie Wade et son Professeur Maximilien Arturo. Le test ne se passe pas comme prévu, amenant Quinn et ses amis, ainsi que le chanteur Rembrant Brown qui passait dans le coin par hasard, à voyager d’univers en univers avec comme seul espoir de rentrer chez eux..."

Pour cette lettre, j'ai longuement hésité entre Sliders et Scrubs. Il faut dire que malgré tout l'amour que je porte pour cette dernière, l'ultime saison de Scrubs était la saison de trop. La saison 9 de Scrubs n'aurait jamais dû exister. ABC, on ne te remercie pas sur ce coup. Le consensus est tel dans la communauté des fans de la sitcom que ça ne sert à rien d'épiloguer. Par conséquent, penchons-nous du côté de la SF avec une ancienne série qui a marqué toute une génération.

Sliders, les mondes parallèles fut un véritable phénomène lors de sa sortie sur écrans français en 1996. Je me souviens en discuter dans la cours de récréation avec mes potes de l'époque. Il faut dire que le concept de départ est excellent.

En effet, suivre des personnages voyager entre des dimensions pour tenter de rentrer chez eux m'a complètement emballé. Découvrir chaque semaine de nouvelles Terres avec de nouveaux enjeux, de nouvelles réalités, de nouvelles réflexions sur notre société est incroyable. Les uchronies proposées par Sliders contenteront sans difficulté les amoureux du genre : et si les nazis étaient au pouvoir, et si l'URSS contrôlait le monde, et si les dinosaures n'avaient pas disparu, et si le sexe faible n'était plus celui des femmes... bref, le champ des possibles qu'offre la série est infini et lui permet ainsi de se renouveler à chaque épisode.

Avec un bon concept de départ et des acteurs sympathiques à suivre, Sliders avait tout pour me plaire. Et entre nous, malgré ce qui va suivre, j'en garde un bon souvenir. Mais alors quel est le problème ? Sliders a-t-elle chié dans la colle à un moment donné ?

La série présente deux gros problèmes : l'arc autour des Kromaggs et son changement de casting.

Tout d'abord les Kromaggs. Alors à tous les amoureux de bagnoles, je précise qu'il ne s'agit pas du fabricant Kromag qui produit pas mal de choses en acier dont des jantes de voiture. Donc allez vous palucher ailleurs y a rien à voir !

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Dans Sliders, les Kromaggs sont des extraterrestres dont l'objectif est de coloniser toutes les dimensions. Il apparaissent au cours de la série et prennent une place prépondérante au fil des saisons. L'idée d'intégrer ces antagonistes face à notre petit groupe de glisseurs est plutôt bonne. En plus du challenge qu'ils rencontrent au cours de leurs péripéties, ils se retrouvent de la sorte face à une menace supplémentaire.

L'intrigue aurait pu devenir plus haletante, ce qui est le cas au départ, mais cet arc prend de plus en plus en de place et finit par tourner en rond. Les glisseurs débarquent sur une nouvelle Terre, ils font face à un nouvel enjeu proposé sur ce monde alternatif, les Kromaggs débarquent avec leurs gros sabots et c'est le merdier. Puis on prend la même trame et on recommence sur une nouvelle Terre, et ainsi de suite... ça en devient lassant et les stand alone episodes manquent.

L'autre problème réside dans le casting de la série qui a évolué, voire complètement changé, au fil de la série. Les saisons 3 et 4 ont vu disparaître Jerry O'Connell (Quinn Mallory), Sabrina Lloyd (Wade Welles) et John Rhys-Davies (le Professeur Arturo). Des départs très dommageables pour la série qui a également subi le départ de Tracy Tormé, son créateur. Franchement, t'as le créateur qui se barre et les trois personnages principaux (heureusement Rembrandt était encore là) et tu poursuis la série ? Y a un problème quand même, non ? C'est comme si dans Retour vers le Futur, le réalisateur, Robert Zemeckis, se barrait, ainsi que Michael J.Fox, Christopher Lloyd et Thomas F. Wilson. T'en fais quoi après de tes suites ? Et bien rien, personne n'en veut !

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Ce que j'essaye de dire, c'est qu'il aurait été préférable de mettre fin à Sliders après ce changement de casting. Car franchement, ce n'est pas les deux rigolos qu'ils ont ajouté au casting qui ont arrangé les choses.

Je n'ai rien contre Kari Wührer, aka Maggie Beckett. L'actrice est parfaite... parfaitement bonne et c'est tout. A part bouger son petit cul dans des shorts que ma fille de 8 ans pourrait porter, on ne peut pas dire que son jeu d'actrice soit bon. Le pompon revenant à coup sûr à Charlie O'Connell, aka Colin Mallory et Robert Floyd, aka Mallory. J'aime beaucoup Jerry O'Connell, mais le mec il se barre de la série et il nous laisse avec son frangin qui joue comme les pieds, et désolé à tous les fétichistes des arpions.

Quant à Robert Floyd, c'est la cerise sur le gâteau du pompon. Le mec a le charisme d'un édredon. Il passe son temps à faire des blagues salaces qui ne font rire que lui. Je comprends qu'il soit difficile de prendre la relève de Jerry O'Connell, qui durant 4 saisons, avait plutôt fait du bon boulot. Bon et bien dans ce cas c'est très simple, ne prend pas sa place et casse-toi connard !

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Je me détends. De toute façon j'en ai fini avec la série. Pour conclure, Sliders, les mondes parallèles mérite d'être vue pour ses premières saisons et son concept original.

Pour aller plus loin sur la série, je t'invite à regarder la vidéo que lui a consacré l'excellent MrMeeea. Et n'hésite à prolonger ton incursion sur sa chaîne car il y a quelques pépites. je pense notamment aux vidéos sur mon jeu vidéo culte : Monkey Island.

T comme That 70's Show

that 70 s show

That 70's Show est une comédie américaine diffusée de 1998 à 2006 sur la FOX. En France, la série a été programmée sur Jimmy, France 2 et Comédie ! En voici son synopsis :

"Donna, Fez, Hyde, Kelso et Jackie sont des jeunes adolescents qui vivent à Point Place (Wisconsin) dans les années 70. Tous les cinq ont le même point commun, celui de squatter le sous-sol d’Eric. C’est dans ce sacro-saint lieu que "That ‘70s show" centre les aventures de la bande qui va connaître tout au long des saisons à la fois joies, peines, amours et déceptions, le tout sous l’œil bienveillant de Kitty et l’œil inquisiteur de Red, les parents d’Eric."

That 70's Show est une comédie qui a marqué toute une génération de téléspectateurs, qui ont eu le plaisir de revivre avec nostalgie des moments de leur passé.

En effet, elle retrace avec humour l’univers des années 70 et tout ce qui a fait de ces années-là une référence aux yeux d’un grand nombre de gens.

Si tu as grandi dans les seventies, tu retrouveras avec bonheur les ambiances de cette décennie faste en décorations kitsch, musiques rock et disco, coupes de cheveux loufoques, pattes d’éph et autres tenus d’un autre temps, sans oublier la fameuse "herbe" qui a animé de nombreuses soirées.

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That 70's Show est un pur moment d'évasion où l’on s’abandonne le temps d’un épisode en voyageant dans le temps et en découvrant un monde rempli de couleurs et de personnages atemporels. Rien que d'en parler, j'ai une soudaine envie de me retrouver entre Hyde et Kelso autour de la table dans le sous-sol d'Eric avec un bon gros splif entre les doigts...

Marie-Constance : "Je sais maintenant d'où viennent toutes vos déviances. Tous ces blasphèmes et cette appétence pour le salace vient de là. Vous êtes un drogué. Vous êtes rongé par ce poison. Il est peut-être encore temps de vous sauver. Ô Jésus Christ, notre Sauveur, accueille cette âme..."

Non, laisse-moi tranquille, je brûle, je fonds...

C'est bon, elle est partie la bigotte ?

Donc That 70's Show, sur la forme, c'est validé. La sitcom est parfaite et nous replonge avec beaucoup de réussite dans les années 70.

Qu'en est-il du fond ? Là aussi, That 70's Show relève le défi en étant tout simplement très drôle. Pour une comédie, cela peut sembler logique, mais quand je pense au nombre de comédies que j'ai commencées et stoppées au bout de seulement quelques épisodes car elles ne me faisaient pas rire... Petit clin d'oeil à Fam, Alex Rose, Unhitched, Selfie, Call me Kat, etc.

Et cet humour est parfaitement incarné par toute une floppée de personnages hauts en couleur qui nous proposent des dialogues hilarants et des réparties de haute voltige. Citons-les :

  • Eric, le fils qui déçoit continuellement son père et un sacré loser en amour.
  • Red, le père de famille qui passe son temps à râler et traiter chaque humain de cette planète de "Dumb-ass".
  • Kitty, la mère légèrement portée sur la bouteille.
  • Laurie, la soeur d'Eric qui n'est autre que la traînée du quartier voire du pays tout entier.
  • Jackie, la fille superficielle.
  • Kelso, l’abruti de service.
  • Hyde, le drogué.
  • Fez, le pervers notoire.
  • Donna… Donna est peut-être la seule personne saine d’esprit au sein de cette joyeuse bande.

Encore une fois, et comme tu peux t'en douter, ce beau tableau est entaché par cet inexorable besoin de faire durer trop longtemps la série. Même si une certaine lassitude pouvait s'installer au fil des saisons, il était toujours agréable de retrouver cette joyeuse bande jusqu'au terrible événement de la saison 8. Saison qui a marqué le départ de deux comédiens et pas des moindres : Ashton Kutcher (Kelso) et Topher Grace (Eric).

Le fait que les acteurs aient quitté That 70's Show a créé un sévère manque quant à la qualité de l’humour et de l’histoire en elle-même. Comme je viens de le dire, on sentait depuis 2 ou 3 saisons que la série s’essoufflait au fur et à mesure, même si elle tenait toujours bon, mais ce départ programmé a fini de l’achever.

Pour compenser ces départs, la série a eu la bonne idée de nous mettre entre les pattes un nouveau venu : Josh Meyers, alias Randy Pearson. Est-ce vraiment une bonne idée ? Mais bien sûr que non, c'est une idée de merde.

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Je n'ai rien contre l'acteur, mais son personnage est mauvais. Il n'apporte rien à la série, si ce n'est être un mélange maladroit entre Kelso et Eric, un Kelric ou un Erso. Nos deux amis ont laissé un vide que les scénaristes n'ont pas su combler. La saison 8 de That 70's Show était incontestablement la saison de trop.


Si tu es arrivé au bout de cet article, merci. Je sais que c'est long à lire, mais dis-toi que c'est du travail à écrire. Si ça t'a plus, n'hésite pas à laisser un petit commentaire et à le partager sur les réseaux sociaux. Le dernier volet de cet abécédaire est pour bientôt. D'ici là, profite de la vie et bisous.

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