L'abécédaire des séries qui ont duré trop longtemps (2/5)

lundi, 08 novembre 2021 10:00
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Dans la vie, il y a des séries qui échappent aux annulations et il y a les autres. L'épée de Damoclès ne tient plus qu'à un fil, le couperet est sur le point de tomber, la gâchette est enclenchée et pourtant ces séries passent au travers des mailles du filet. Rien ne semble les arrêter. La perte de qualité qui s'installe au fil des saisons n'empêche pas les chaînes de poursuivre la production. Le public, toujours présent bien que lassé, souhaite connaitre le fin mot de l'histoire et ne veut pas louper le final de la série qu'il suit depuis déjà très longtemps... trop longtemps ! Bienvenue dans l'abécédaire des séries qui ont duré trop longtemps (2/5).

Ce besoin de connaître l'issue d'une œuvre fictionnelle est tout à fait logique. Quand on entame un livre, un film ou une série, on a envie de savoir comment l'histoire va se terminer. Je parle bien ici d’œuvres qui nous plaisent dès le départ. J'écarte de fait celles que l'on arrête au bout de quelques pages, minutes de visionnage ou épisodes. Elles ne sont pas le sujet du jour. Elles ne nous apportent rien, elles ont été une perte de temps et nous aimons bien souvent parler d'elles en ces termes : "[Insères ici le titre de l'oeuvre], c'est de la merde !".

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Revenons-en à ces fictions qui nous captivent et plus particulièrement aux séries. Certaines d'entre elles nous tiennent dès les premiers épisodes, voire les premières minutes de visionnage, et arrivent à nous séduire jusqu'aux toutes dernières secondes de l'ultime épisode. Elles sont rares, mais je suis sûr que tu peux trouver quelques séries qui ne t'ont pas déçues entre leur premier et leur dernier épisode. Il peut y avoir eu un ventre mou au milieu de la série avec une saison qui se cherchait, mais dans l'ensemble le show a su rester fidèle à sa promesse de départ et offrir une création qui tient la route. Je t'invite à faire un petit exercice pour recenser ces séries si particulières à tes yeux. On partagera nos séries, qui sont évidemment cultes pour nous, en fin d'article.

Et parmi toutes ces séries, il y a celles que l'on a regardées jusqu'au bout pour la forme. En fait, ces séries, on les aime, mais elles n'ont pas su tirer leur révérence à temps. Le ventre mou dont on parlait plus haut s'est installé et les scénaristes n'ont pas su relever la barre. Il aurait fallu s'arrêter plus tôt et stopper le saccage. Malheureusement, comme nous l'avons abordé dans le premier volet de cet abécédaire, la production en a décidé autrement. Le concept s'est peut-être essoufflé, mais le public a tellement aimé qu'il était inconcevable de fermer le rideau et de saluer le public dignement. Les pendrillons sont ainsi restés ouverts, se décrochant petit à petit, le velours s'est rempli de bouloches et ses couleurs se sont ternies. La série s'est alors poursuivie inlassablement conduisant ses fans vers une fin tant attendue, parfois décevante et très souvent providentielle.

C'est parti pour le deuxième volet de l'abécédaire des séries qui ont duré trop longtemps.

E comme Entourage

entourage

Entourage est une comédie dramatique diffusée sur HBO dans les années 2000. Elle est produite par Mark Wahlberg himself. Elle est censée représenter son propre vécu dans l'industrie du cinéma. En voici son synopsis :

"Vince Chase est une star du cinéma hollywoodien. En pleine ascension, il est aidé par ses fidèles acolytes : Johnny, son frère, Eric, son meilleur ami et manager, et Turtle, son homme à tout faire. Face à eux, Ari Gold, l'agent de Vince, se bat corps et âmes pour décrocher les meilleurs rôles à son jeune protégé."

Entourage plonge le téléspectateur dans l'univers flamboyant d'Hollywood. On y côtoie des stars à chaque plan de caméra, les fêtes dans les manoirs de Beverly Hills sont quotidiennes, l'argent coule à flot et le paraître semble régir les moindres recoins de ce monde superficiel. De ce point de vue là, la série avait tout pour me déplaire car j'aurais préféré qu'elle nous dévoile plus précisément les dessous de l'industrie cinématographique (ce qu'elle fait, mais pas assez à mon goût). Soyons bien d'accord, Entourage n'a pas la vocation d'un documentaire, mais mettre en avant les strass et paillettes, la vie de jeunes riches avec des grosses bagnoles et des bimbos, très peu pour moi. Et oui je suis un homme simple qui aime les gens pour ce qu'ils sont et pas ce qu'ils ont !

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Pourtant, la série a su tirer son épingle du jeu en se concentrant sur les relations humaines. Pour ça, il suffit de mettre de côté Vince et son besoin de tringler tout ce qui bouge avec une paire de seins.

Jean-Clément : "Bein t'es con toi. C'est ce que je préfère moi dans la série, quand on voit du cul..."

Alors, petit avorton, il existe des films pornographiques pour satisfaire tes besoins de mâle en rut. Laisse les grandes personnes échanger entre elles et file loin de moi avec ton sopalin.

Donc, si on écarte le côté chaud lapin de notre héros, on se rend vite compte que le véritable intérêt réside dans les interactions entre chaque personne. C'est clairement ce qui fait la force d'Entourage. Que ce soit au travers d'une relation amicale entre Vince et Eric ou une relation fraternelle entre Vince et Drama ou une relation amicale qui remonte à l'enfance entre Vince et Turtle ou bien encore une relation professionnelle entre Vince et Ari, Entourage prend le temps de décrire toutes ces relations et nous invite au cœur de ce sympathique microcosme hollywoodien.

Vince Chase est le dénominateur commun entre tous ces personnages. Incarné par l'adonis Adrian Grenier, il est le personnage central de la série autour duquel gravitent tout un tas d'autres protagonistes.

Adrian GrenierAdrian Grenier

On suit la vie de Vince et notamment sa carrière cinématographique. Je pense pourtant qu'il n'est qu'un faire-valoir. Il est là pour mettre en lumière tous les autres personnages qui évoluent autour de lui et, ne nous leurrons pas, se servent de son aura. Alors oui, on peut les percevoir comme des profiteurs qui usent et abusent de la renommée de leur ami pour bénéficier de faveurs pécuniaires ou tout autre avantage en nature. Il serait toutefois réducteur de les voir de la sorte.

Il y a une amitié sincère qui les anime. Et malgré les nombreux déboires qui accompagnent leur quotidien, ils sont toujours là les uns pour les autres et finissent toujours par se rabibocher. Entourage a certes de nombreux défauts, on reviendra sur ce point par la suite, mais elle est, je pense, une belle série sur l'amitié entre potes dans un cadre très tape-à-l’œil.

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Parmi tous les personnages de la série, il y en a un que je retiens tout particulièrement : Ari Gold. Ari est incarné par l'excellent Jeremy Piven (Mr Selfridge, Cupid). Le mec est infecte. Il passe son temps à parler aux gens comme à des sous-merdes et ne se soucie pas des représailles. Ses colères sont toutes plus mémorables les unes que les autres et c'est souvent son pauvre assistant Lloyd qui en fait les frais. En voici un petit florilège :

Ces quelques points positifs qui m'ont marqués, ne font pas pour autant d'Entourage une série culte. Elle a beaucoup de défauts qui ont tendance à se répéter au fil des saisons. Avec à son actif 8 saisons et un film, Entourage tombe évidemment dans l'écueil de ne pas avoir su s'arrêter à temps. Elle tombe dans les travers que beaucoup d'autres séries ont connu avec par exemple des personnages qui stagnent ou évoluent peu au fil des saisons. Je pense principalement à Vince qui ne semble jamais se remettre en question. Il retombe toujours dans ses faiblesses de petite star pourrie gâtée. Des baffes qui se perdent au fil des épisodes.

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Le personnage d'Eric ne démérite pas dans le genre. L'exemple le plus flagrant se retrouve dans sa relation avec Sloan. Ce connard d'Eric n'arrive pas à avoir une relation stable avec elle. Comment est-ce possible mec ? T'as le cerveau atrophié ? Ton cœur est-il fait de granit ? Tu ne peux pas abandonner une aussi belle femme ? Bon pousse-toi ! Sloan, tu es si belle, veux-tu m'épouser ?

emmanuelle chriquiEmmanuelle Chriqui

Comment ça je me ridiculise ? Bon passons...

Je comprends parfaitement que les scénaristes veulent que l'intrigue autour de cette histoire d'amour dure. Mais franchement, une séparation une fois ça va, deux fois ça passe encore, mais au-delà il est temps de passer à autre chose et de renouveler votre récit.

C'est ainsi que la série s'est empêtrée dans dans des histoires vues et revues et n'a pas su, à mon goût, apporter du neuf et du constructif dans sa narration. Alors, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. Les personnages ont tout de même une certaine évolution et je pense notamment à Turtle qui est passé d'un simple fumeur de weed à un véritable entrepreneur. Mais au fil des 8 saisons ces avancées scénaristiques ont été laborieuses et parfois redondantes.

Pour conclure, avec 8 saisons et un film à son actif, Entourage a duré bien trop longtemps. Elle reste néanmoins une série feel-good qui te fera passer un bon moment. Alors n'hésite pas à y jeter un œil et à venir me dire tout l'amour que tu portes à ce sacré connard d'Ari Gold.

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F comme Friends

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Friends est une comédie diffusée de 1994 à 2004 sur NBC. La série met en scène un groupe de 6 amis... Est-ce vraiment nécessaire que j'aille plus loin ? Qui dans l'assistance n'a jamais entendu parler de Friends ? Qui ? Montre-toi qu'on te jette tous nos crottes au visage tels des chimpanzés.

Et avant que tu me tombes dessus, oui je parle de caca. Je tiens la plume, je fais donc ce que je veux. Et parler de merde, ça me plait. D'autant plus que chez les chimpanzés, jeter ses selles est un signe d'intelligence. Ah ça te la coupe !

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Bref, revenons-en à nos amis new-yorkais. Je ne te fais pas l'affront de te présenter Friends dont tu as obligatoirement vu tous les épisodes. Si ce n'est pas le cas, je t'invite vivement à le faire car tu passes à côté d'une série culte qui a marqué son époque et toute une génération de sériephiles.

En substance, car j'ai déjà parlé de Friends dans l'abécédaire des séries cultes et que d'autres en parleraient bien mieux que moi (je t'exhorte à regarder la vidéo qui explique le succès de la série, signée Le Binge Doctor), la sitcom est une incontournable du genre. N'importe qui ayant vu la série saura te sortir une réplique ou te raconter une scène en particulier. Pour ma part, dès que j'entends parler de Friends, j'ai le "How you doin'" de Joey en tête, ou la scène quand Ross est coincé dans une salle de bain en train d'essayer en vain de remettre son pantalon en cuir, ou bien entendu le couple mythique Ross et Rachel.

Friends, c'est aussi les nombreuses guests stars qui ont parcouru les saisons (Tom Selleck, Brad Pitt, George Clooney, Julia Roberts, etc.), le lieu emblématique qu'est devenu le Central Perk, sans oublier le générique que j'en suis sûr tu es déjà en train de fredonner. Tu l'auras compris, Friends est une, si ce n'est LA série culte par excellence.

Je sens qu'une question te taraude à présent : "Que fait Friends dans cette liste des séries qui ont duré trop longtemps ?". Et je te répondrai que c'est une excellente question jeune acolyte. C'est bien de poser des questions, c'est une marque de grande intelligence. Peut-être pas autant que de jeter ses excréments, mais ça a le mérite de montrer ton intérêt pour un sujet et ta sociabilité envers ton prochain.

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Alors que fait Friends dans cet abécédaire ? Et bien oui, comme toutes les séries abordées ici-même, Friends a duré trop longtemps.

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Revenons brièvement sur le parcours de la série. Les premières saisons sont indéniablement très bonnes. On découvre épisode après épisode chaque personnage et leurs facéties. La première saison donne le LA dès le départ. C'est un réel plaisir de les retrouver à chaque fois. Les interactions entre nos 6 amis sont souvent drôles et on aime à penser qu'on est un peu leur septième pote. La relation entre Ross et Rachel est prenante. On se prend de passion pour ce couple et on a envie que leur histoire d'amour fonctionne. La saison 3, si je me souviens bien, est d'ailleurs très orientée sur ce ménage avec la rupture, puis la potentielle réconciliation.

Ensuite, la série a su prendre ses fans à contre-pied avec le couple inattendu Monica et Chandler. Un couple auquel je ne croyais pas et qui finalement a su me convaincre.

Puis, il y a eu la dégringolade. Cela devait être à partir de la saison 6. Friends restait une série sympathique à suivre, toujours avec de bons moments, mais la magie des débuts n'opérait plus. Le ventre mou de la série arrive clairement à partir de cette saison et se poursuit durant les suivantes. Les arcs narratifs autour de la grossesse, de l'arrivée d'Emma et du triangle amoureux Ross/Joey/Rachel ne m'ont pas passionnés.

Heureusement la dixième et dernière saison a relevé légèrement le niveau. Sachant qu'il s'agissait de la fin, peut-être que les scénaristes se sont lâchés ou ai-je tout simplement retrouvé un certain engouement pour la série. Ce qui est certain, c'est que cette saison m'a plu avec notamment une fin de série à la fois drôle, touchante et émouvante. Et oui, c'est toujours triste de savoir que l'on ne reverra plus des personnages, que l'on quitte leur quotidien à jamais et que l'on se retrouve délaissé, perdu face à un écran noir symbole de solitude, d'amertume et de chagrin. Sidéré, il ne reste plus qu'une chose à faire face à cette issue fatale : se diriger d'un pas nonchalant dans la cuisine, ouvrir le tiroir des couverts, prendre le couteau le plus affûté, remonter ses manches et... se couper... une énorme tranche d'Ossau-Iraty, parce que dans la vie pour se réconforter, il n'y a rien de mieux que le fromage ! Tu croyais quoi ?

Bon, tout ça pour dire que oui, Friends est une excellente série. Avec deux ou trois saisons en moins elle aurait assurément gagné en qualité. Elle reste toutefois une œuvre fondatrice dans ce que sont les sitcoms. Alors soyons clair, elle n'a rien inventé car des sitcoms avec des bandes de potes ça existe depuis très longtemps (Seinfeld, Cheers, Spaced, etc.). Son talent, c'est d'avoir su rassembler tout un tas de bonnes idées et d'en livrer un condensé dynamique et attrayant. Elle a été souvent copiée, mais jamais égalée. N'est-ce pas How I met your Mother ? Attends ne bouge pas, car j'arrive pour te mettre un taquet dans quelques lignes.

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G comme Ghost Whisperer

ghost whisperer

Ghost Whisperer est une série fantastique diffusée de 2005 à 2010 sur CBS. La série suit le quotidien de Melinda Gordon, une jeune femme qui a le don de voir et de communiquer avec les esprits des morts. Ces derniers font appel à ses services afin qu'elle les aide à passer de l'autre côté...

Bon je ne vais pas y aller par quatre chemins. Ce qui m'a motivé à regarder Ghost Whisperer, c'est son créateur : John Gray. À la fois réalisateur et scénariste de talent, pour des téléfilms comme Martin and Lewis, Le dernier des Capone ou encore La dernière chance d'Annie, Gray est un grand nom du cinéma américain. C'est en 1992 que je l'ai découvert grâce au film An American Story. Depuis, la fascination que je porte pour les bretelles vertes à pois rouges n'a cessé de grandir. Je pense que je vais m'arrêter là ou faut-il que je poursuive dans ces élucubrations qui ont ni queue ni tête ?

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J'imagine que le choc va être terrible pour toi, mais je ne connais pas John Gray. Il est bien le véritable créateur de Ghost Whisperer. Tu peux aller checker sa fiche Imdb, car tout ce que j'ai raconté est vrai. Tu l'auras donc compris, c'était plus mon attraction pour le joli minois de Jennifer Love-Hewitt qui m'a poussé à regarder la série.

Voilà, le coquinou qui m'habite est révélé au grand jour. La seule et unique raison qui m'a conduit devant Ghost Whisperer est la présence de Jennifer au casting. Il faut dire que je suis tombé raide dingue amoureux d'elle en 1997 quand M6 a diffusé la série La vie à cinq. J'ai de suite accroché à ce drame familiale et fondu lorsque j'ai vu la sublime Sarah, incarnée par JLH. J'étais tellement jaloux de Bailey, le personnage interprété par Scott Wolf. Ah je le détestais... 

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La même année, la belle m'a définitivement conquis dans Souviens-toi... l'été dernier. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler sur ce site pour te partager non pas de ma jalousie envers son petit copain cette fois, mais celle envers le collier qu'elle portait. Tu sais celui avec cette petite bille qui tombait pile entre ces deux... pieds, entre ces deux pieds. Je m'égare.

Jennifer Love-Hewitt dans Souviens-toi l'été dernierJennifer Love-Hewitt dans Souviens-toi l'été dernier

Vite, revenons-en à Souviens-toi... l'été dernier. Le film a clairement surfé sur le succès de Scream, sorti 1 an plus tôt, sans parvenir à l'égaler. Il faut dire qu'un tueur en ciré de pêcheur on a vu plus flippant. Pourtant, Souviens-toi... l'été dernier a une grande place dans mon cœur et pour deux raisons. La première, c'est la bande originale parfaite avec des groupes comme Korn, Kula Shaker, Soul Asylum, L7, Our Lady Peace et Type O Negative... Type fucking putain de O Negative (écoute cette BO sur Deezer tu m'en diras des nouvelles). L'intro du film avec une vue splendide sur la falaise et ce titre magique Summer Breeze de Type O, c'est tout simplement culte. Ce film m'a fait découvrir ce groupe de métal goth et je lui en serai toujours reconnaissant.

Pour la seconde raison, tu t'en doutes, c'est pour la présence de deux actrices que j'aimais déjà beaucoup à l'époque : Sarah Michelle Gellar, aka Buffy dans Buffy contre les vampires, et bien entendu Jennifer Love-Hewitt.

Je retombe donc sur mes pattes avec Jennifer car nous ne sommes pas ici sur un site de critique de films d'horreur.

Je l'avoue sans honte, ce ne sont pas les synopsis et bandes annonces de Ghost Whisperer qui m'ont poussé à regarder la série. Alors oui, j'ai maté les 5 saisons qui composent la série, mais pas uniquement pour la présence de Jennifer Love-Hewitt. Mon taux de perversité à tout de même des limites. Et pour étayer mes propos, j'ai regardé que 4 ou 5 épisodes de The Client List, série dans laquelle la miss Love-Hewitt est très souvent en petite tenue. Je ne suis pas arrivé au point d'accepter l'altération de mes fonctions cognitives juste pour mater le cul d'une actrice que j'aime bien.

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Bon et Ghost Whisperer dans tout ça. Sans être de grande qualité, la série était sympathique à suivre. L'histoire se déroule dans la ville de Grandview, une petite bourgade qui n'est pas sans rappeler des villes où il y fait bon vivre, à l'instar de Stars Hollow dans Gilmore Girls. On s'y sent bien (bon il y a certes un peu trop de revenants), on a envie d'aller se prendre un petit chocolat chaud au café du coin pour ensuite se rendre dans le petit parc au centre du bourg, s'asseoir sous le kiosque et contempler les badauds. Ah, c'est mignon tout plein !

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Un autre aspect agréable de la série, est son côté bienveillant. Dans chaque épisode, Melinda vient en aide à des personnes, les accompagne et résout leur problème pour terminer sur une note joyeuse. Ghost Whisperer parle de la mort, présente des histoires tragiques, mais elle réussit très souvent à en extraire du positif. Alors oui c'est mignon, certains diront que c'est même un peu niais. Effectivement c'est souvent le cas, mais franchement ça fait du bien parfois ce genre de mignonnerie, on en a bien besoin. Dernièrement j'avais retrouvé un peu cet état d'esprit dans la série God Friended Me. Une série où un mec reçoit une demande d'ami sur Facebook de la part de Dieu. Ce dernier l'envoie ensuite en mission pour aider son prochain. Ce n'est pas de la grande série on est bien d'accord, et en plus c'est vite redondant, mais ça fait du bien de voir qu'il y a du bon dans ce monde.

Pour conclure sur Ghost Whisperer, je vais revenir sur cette notion de "redondance" qui a été là-aussi le point faible de la série. Tous les épisodes se suivent et se ressemblent. Personnellement je me suis lassé très vite. J'ai réussi à terminer la série, mais ce ne fut pas sans douleur. A cette époque je regardais beaucoup de séries, peut-être même un peu trop. Ghost Whisperer faisait partie de celles que je regardais en faisant autre chose : plier mon linge, faire des recherches sur le Net, rédiger un article pour la Crypte, bref je m'occupais. Je voulais connaître la fin de la série, mais je n'étais pas assez happé par l'histoire pour la suivre sérieusement.

Peut-être qu'avec un format plus court, c'est-à-dire des saisons de 12 épisodes, la série aurait gagné en dynamisme et en intérêt. Ainsi, moins de cas particuliers avec des stand alone episodes pour se focaliser plus sur l'intrigue autour de la famille Gordon. Mais là, on touche du doigt un autre problème, celui de la longueur des saisons des séries de network. On aura l'occasion de revenir sur ce point délicat dans cet abécédaire. Pour l'heure, il est temps d'attaquer la lettre suivante.

H comme How I Met Your Mother

how i met your mother

Pour cette dernière lettre, j'ai hésité longuement entre 2 séries, à savoir How I Met Your Mother et Heroes. Mon choix s'est finalement porté sur How I Met car Heroes ne compte que 4 saisons à son actif. En attendant, sur les 4 saisons, il y en avait bien 2 de trop. Quoiqu'il en soit, ce n'est pas elle qui subira mon courroux aujourd'hui, mais bel et bien la comédie qui a marqué la moitié des années 2000.

How I Met Your Mother est une comédie diffusée de 2005 à 2014 sur la chaîne américaine CBS. En voici son synopsis :

"A travers ses histoires et celles de ses meilleurs amis, Marshall, Lily, Robin et Barney, Ted Mosby raconte à ses deux enfants comment il a rencontré leur mère dans sa jeunesse".

Soyons honnêtes, le synopsis n'est pas très alléchant. Pourtant, la série vaut le coup à de nombreux égards.

Premièrement, je pense que How I Met Your Mother est la parfaite relève de Friends qui s'était achevée un an plus tôt. Délaissé par ces 6 amis, le public en retrouve d'autres, différents, mais tout aussi sympathiques.

Ensuite, la sitcom déborde de bonnes idées scénaristiques. Je pense aux nombreux retours en arrière et à cette narration imbriquée que l'on retrouve dans beaucoup d'épisodes. Cela permet de dynamiser le récit en relatant les histoires de différents points de vue. Il est vrai que la série en use et en abuse, mais il est indéniable qu'il y a eu de très bonnes idées dans le lot.

Il y a aussi les petite histoires que l'on va suivre au fil des saisons. On prend ainsi un malin plaisir à suivre et attendre les fameuses 5 gifles que Marshall réserve à Barney après que ce dernier ait perdu un pari.

Enfin, il y a des personnages hauts-en-couleur. Tu l'auras deviné, je pense évidemment à Barney qui s'est rapidement imposé comme étant le véritable intérêt de la série. Il réussit à prendre le dessus sur Ted qui était initialement le personnage central. Il faut dire que les scénaristes ont réussi un tour de force en créant tout un univers autour de ce personnage aussi charismatique que détestable. Barney a clairement la classe, mais il est aussi une sacrée enflure envers la gente féminine. On aura l'occasion de revenir sur ce personnage un peu plus loin car il est aussi un des problèmes de la série.

Tout ça pour dire que How I Met Your Mother avait tout pour devenir une comédie culte aux côtés de séries comme Friends, Scrubs, The Office, Malcolm, Mariés deux enfants et tant d'autres.

Abordons maintenant les aspects négatifs de How I Met Your Mother. J'en dénombre qu'un petit nombre, mais ils sont assez importants pour rendre la série chiante au fil des saisons.

Que dis-je ? La série n'est pas devenue chiante, elle est devenue une véritable plaie. Je ne prenais aucun plaisir à la suivre. Et ce n'est pas mon côté maso qui m'a poussé à la suivre, quoique j'aime bien quand on me maltraite, qu'on me souille et qu'on m'insulte. Vas-y, attache-moi au radiateur, fouette-moi avec un hareng et... non... s'il te plait tout mais ne me fais pas regarder les dernières saisons de How I Met Your Mother.

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Certains diront que j'exagère, d'autres diront que je suis un pauvre type et que je n'ai rien compris à la série. À ces premiers, je dirais : "effectivement et c'est un peu la ligne éditoriale de ce site", aux autres je leur répondrais tout simplement : "allez vous faire foutre !".

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Ne sois pas choquée petite bigote en manque d'amour. Tu sais, tes mains peuvent servir à autre chose qu'à la prière, tu peux par exemple t'en servir pour te caresser, te saisir d'un objet phallique que tu as l'habitude d'utiliser comme ce magnifique cru...

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Mais non, on se détend je pensais au magnifique cruchon qu'elle utilise à chacun de ses repas. Et oui un cruchon ça existe, c'est une sorte de petite cruche (pas très phallique certes et certainement douloureux à la pénétration... oups désolé). Franchement, comme si j'allais lui dire d'utiliser son crucifix. Je ne suis pas comme ça. J'ai beaucoup plus de classe...

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Tout d'abord, revenons sur le cas Barney. Comme je l'expliquais, la série nous a dépeint un personnage succulent qui n'avait de cesse que me faire rire à chacune de ses apparitions et interactions avec les autres personnages. Manifestement, les scénaristes ont compris que ce personnage plaisait et ont misé à fond sur Barney. Fatalement, la série nous a servi du Barney encore et encore. Et trop de Barney, tue le Barney. Au bout de quelques saisons il est devenu ce genre de personnage énervant dont les frasques ne font plus rire ou juste esquisser un sourire, à l'image d'un Sheldon dans The Big Bang Theory.

Barney n'est pas le seul protagoniste à m'avoir agacé. Ted, le personnage central de la série, devient vite chiant. Ce héros est vite surpassé par les personnages secondaires qui sont plus drôles et plus intéressants à suivre. Là aussi, la série rejoint des cas d'école comme Jess dans New Girl ou Charlie dans Mon Oncle Charlie. La première est distancée par des personnages bien plus drôles comme Winston et Nick, quant au second, Alan dame le pion à Charlie (à noter qu'Alan devient aussi chiant que Barney au fil des saisons de Mon Oncle Charlie).

Et pour terminer, l'intrigue qui concerne la mère traîne trop en longueur. Le postulat de départ avec Ted qui raconte son histoire à ses enfants est intéressant. Mais bordel tu vas trop dans les détails mec. Raconte simplement comment t'as rencontré ta femme, pas pourquoi le mercredi 30 septembre tu es sorti de chez toi en mettant une chaussette rouge au pied droit et une chaussette jaune au pied gauche, et que sur ton trajet tu as rencontré Marshall et que vous avez décidé d'aller boire une bière et qu'une fois arrivé au bar tu as voulu commander un daiquiri, mais en fait tu aurais préféré... STOP, ferme ta gueule !

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On est d'accord, le concept de départ est bon et la série tient parfaitement en haleine le téléspectateur au fil des saisons. Mais bordel 9 saisons pour savoir qui est la mère, c'est foutrement longHow I Met Your Mother s'est égarée au cours de son histoire. En tout cas, elle m'a perdu à partir de la saison 5 où elle en fait trop, les personnages deviennent tous des caricatures d'eux-mêmes.

Quant à l'envie de savoir qui est la mère, franchement je n'en avais plus rien à foutre. Ce que je voulais, c'est simplement que Barney arrête de faire du Barney, que Ted se sorte une bonne fois pour toute les doigts du cul (en passant, je n'ai jamais vu un mec aussi mauvais avec les femmes et je sais de quoi je parle), que Lily et Marshall arrêtent d'être ce couple parfait qui n'existe que dans les histoires des célibataires en dépressions et que Robin cesse définitivement d'être cette femme soi-disant impénétrable (je ne ferai aucun jeu de mots à la Barney, c'est compris !) au caractère de fer.

Bref, How I Met You Mother a duré trop longtemps. Qu'en penses-tu ?

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Ce deuxième volet de l'abécédaire des séries qui ont duré trop longtemps est à présent terminé.

As-tu pris le temps de réfléchir pour me partager ces séries qui sont pour toi parfaites et ne t'ont jamais vraiment déçues ? De mon côté, j'ai planché sur la question et je te donne ma liste non exhaustive de séries que tu dois connaître si tu traines souvent tes guêtres par ici : Six Feet UnderBuffy contre les vampires (j'avoue que la saison 7 m'a légèrement déçue, mais elle avait de bons côtés malgré tout), The Office (UK), Cowboy Bebop, Dark, Les Soprano, Deadwood, Breaking Bad, The Shield, Black Books...

Je te donne rendez-vous prochainement pour la suite de cet abécédaire, d'ici là, profite de la vie et bisous.

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