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"À chaque génération il y a une Elue. Seule elle devra affronter les vampires, les démons et les forces de l'ombre. Elle s'appelle Buffy".
Buffy est une jeune fille de 16 ans assez superficielle jusqu’à ce qu’un jour elle devienne l'Élue. Elle doit protéger le monde des démons… En voulant tuer des vampires elle met le feu au gymnase de son lycée de Los Angeles. A la suite de cet évènement elle se fait renvoyer. Elle et sa mère s'installent à Sunnydale. Petite ville en apparence tranquille mais qui en réalité est située sur la bouche de l'enfer ("Hellmouth"). Dans son nouveau lycée ("Sunnydale High School"), elle va rencontrer Willow et Alex, qui deviendront ses meilleurs amis, Giles, le bibliothécaire et Observateur de la Tueuse ("The watcher"), ainsi que Angel qui deviendra son plus grand amour. Tous vont braver des périls pour sauver l'humanité des pires dangers qui la menacent dans l'ombre. Au cours des sept saisons, Buffy fera la rencontre d’autres personnages tels que Spike, Tara, Riley, Oz, Cordélia, Wesley, Faith, Anya, Dawn, etc.

Informations supplémentaires

  • Nom original de la série Buffy the vampire slayer
  • Créateur Joss Whedon
  • Dates 1997 - 2003
  • Genre Fantastique
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale Warner,  UPN
  • Chaîne(s) de diffusion française Série club,  M6
  • Nombre de saison(s) 7
  • Nombre d'épisodes 144
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    Il ne faut pas voir en Buffy contre les vampires une série sans intérêt pour les prépubaires. Elle est avant tout une série sur la complexité de la vie. La mort est une analogie à toutes les épreuves nécessaires pour avancer dans la vie. Il faut donc l'affronter, quitte à la voir gagner, mais dans tous les cas, cette expérience est fondamentale à la vie de chaque Être.

    De plus, cette série révèle quelques trésors avec des épisodes très marquants. Pour exemple, "Hush" ("un silence de mort" en français), dixième épisode de la quatrième saison reste une référence, avec l'arrivée de démons, les "gentlemen", qui vont plonger la ville dans un silence de mort. L'épisode est construit sans aucun dialogue, tout se passe dans le non-dit, un vrai jeu d'acteur.

    Buffy contre les vampire une série fantastique qui se base sur un réalisme à la fois profond et authentique. Tous ces démons, toutes ces morts, ne sont que le reflet de la dure réalité à laquelle chaque être humain est confronté tout au long de sa vie. Il est vrai que cela reste un discours purement fataliste sur la vie, mais la vie n'est rien d'autre qu'un cours moment qui nous conduira inéluctablement vers la mort.

Publié dans Antre de la Crypte

C’est au cours du 18ème siècle qu’un jeune irlandais est transformé en vampire. Angelus revient d’entre les morts et devient le vampire le plus impitoyable de tous les temps. Il est cruel, barbare et par-dessus tout sans cœur. Sa vie éternelle va cependant être bouleversée le jour où il va s’attaquer à des bohémiens. Ces derniers lui jettent un sort afin de lui rendre son âme. Depuis ce jour, Angelus est devenu Angel qui n’a de cesse que de vouloir racheter ses actes en sauvant la veuve et l’orphelin. En 1996, Angel fait la connaissance de Buffy, la Tueuse de vampire, pour laquelle il s’amourache très vite. Ils vivent de nombreuses aventures, entre amour, haine, lutte contre le mal, sauvegarde du monde... jusqu’au jour où Angel décide de prendre son envol vers Los Angeles. C’est dans cette ville de lumière et d’ombre qu’avec sa petite équipe (Cordélia, Wesley, Doyle, Gunn, Winifred et Lorne), il va lutter contre le mal tout en restant dans l’ombre.

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  • Nom original de la série Angel
  • Créateur Joss Whedon
  • Dates 1999 - 2004
  • Genre Fantastique
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale UPN, Warner
  • Chaîne(s) de diffusion française Série club,  TF1,  TF6
  • Nombre de saison(s) 5
  • Nombre d'épisodes 110
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    Une série où le vampire est le héros ? En voilà une bien bonne idée. Joss Whedon, deux années après avoir créé Buffy contre les vampires pour le petit écran, a l’ingénieuse idée de faire un spin-off de son bébé et de donner la chance au personnage d’Angel d’évoluer dans sa propre série.

    A contrario de la série Buffy contre les vampires (même si celle-ci a su s’axer sur des thèmes tels que la mort et la dépression dans les saisons 5 et 6), Angel est une série plus sombre, plus mature qui n’aborde pas, ou du moins, qui n’est pas une analogie de l’adolescence comme sa grande sœur. La série traite de sujets plus adultes, cela allant de soi étant donné que le héros a plus de 270 ans ! Pour être plus précis, Angel se penche sur un sujet comme celui de la rédemption, sujet qui est le véritable fil conducteur tout au long des 5 saisons. Angel peut-il se racheter et se faire pardonner pour toutes les atrocités qu’il a commises ?

    Cette problématique récurrente se matérialise très nettement au cours de la troisième saison avec l’apparition du personnage de Holtz. Ce dernier a voyagé dans le temps dans l’unique but de retrouver Angelus et de venger la mort de ses enfants, tués par le vampire.
    Tout ceci n’ancre pas pour autant la série dans une conceptualisation cloisonnée du bien et du mal. Angel n’est pas une série moralisatrice, mais plutôt une série qui présente les multiples possibilités existant entre le bien et le mal et toutes les nuances qui peuvent les accompagner. Ne voyez pas pour autant la série comme une fiction philosophique car ce n’est pas le cas. Elle est un moyen de réfléchir sur ses actes passés qui auront nécessairement des retombées sur notre vie future. Il faut donc les accepter car ils font partie de nous. Accepter ne veut pas pour autant dire subir, et c’est ce que prouve Angel tout au long des saisons.

    La série est également une très belle critique de la société américaine. De nombreux épisodes sont basés sur l’abus de pouvoir, les minorités (dont les démons font partie), la haine raciale, etc. Tant de sujets qui font la une de la presse.

    Un autre atout de la série se retrouve dans les "cross-overs" avec Buffy contre les vampires. Il faut dire que pour les fans des deux séries, c’est un réel bonheur de voir les personnages se mêler les uns aux autres.

    Angel a aussi des points négatifs et le principal a été, à mon goût, le personnage de Connor, le fils d’Angel, qui certes a structuré le scénario et fait avancer les héros de la série. Néanmoins, ce personnage est des plus agaçants, un véritable adolescent qui se rebelle contre la société...

    Pour finir, il est à noter que la série n’a pas vraiment eu sa chance sur les chaînes hertziennes, avec TF1 qui a arrêté la programmation de la série et qui, en plus, s’est permis de censurer des scènes soi-disant trop violentes. C’est sûr qu’Angel aurait mérité un autre créneau horaire que celui du samedi après-midi...

Publié dans Antre de la Crypte

Le père Jacob est un prêtre en charge de découvrir des preuves de miracles. Il s’occupe également de cas de possessions et réalise dans ce cadre-là des exorcismes. Au cours d’une de ses missions, il constate une augmentation de faits mystérieux. Il se retrouve alors vite confronté à une lutte entre le Bien et le Mal et doit prendre part à cette guerre inévitable.

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  • Nom original de la série Apparitions
  • Créateur Joe AhearneNick Collins
  • Dates 2008 - 2008
  • Genre DrameFantastique
  • Pays de production Royaume Uni
  • Chaîne(s) de diffusion originale BBC One
  • Chaîne(s) de diffusion française /
  • Nombre de saison(s) 1
  • Nombre d'épisodes 6
  • Durée 50 minutes
  • Critique

     

    Quand on décide de créer une œuvre télévisuelle ou cinématographique, il y a bien des sujets délicats à traiter. La religion fait inévitablement partie de ses thèmes subjectifs qui sont bien souvent la porte ouverte à des allégations tendancieuses. Heureusement, Apparitions est loin d’être une série religieuse. Du moins, elle n’est pas que ça. Elle est avant tout un thriller fantastique évoluant dans la sphère religieuse.

    Et pourtant, au fil du premier épisode, le téléspectateur peut se poser des questions quant au bien fondé de la série et aux orientations prises par les scénaristes. C’est à la fin de cet épisode et par la suite que l’évolution fantastique de la série se fait ressentir. Il n’y a plus aucun doute à avoir lorsque le Père Jacob, tel un super héros de la religiosité, est prêt à pratiquer des exorcismes sur tout ce qui lui semble louche. Le "Super Père" s’ancre alors comme un véritable héros avec ses propres pouvoirs et ses propres croyances. La religion est alors presque mise de côté pour laisser place à un pur spectacle de fiction.

    Certes, certains téléspectateurs seront totalement déroutés au fil des épisodes et lâcheront l’affaire sans en garder un souvenir impérissable. Il faut toutefois recadrer les choses et ne pas voir Apparitions comme une série de super héros. Cette allégorie à un Superman-like est peut-être un peu poussée, mais elle reste crédible au vu de l’évolution du personnage du Père Jacob au fil des épisodes. C’est en montrant le rôle crucial et quasi divin de ce personnage que l’univers de la série s’impose et permet de profiter pleinement du spectacle.

    Mais dans tout ça, quel est le discours par rapport à la religion ? Ici, pas de jugement de valeur. On a droit à un Père Jacob ouvert d’esprit, peut-être un peu trop symptomatique d’une société qui se veut tolérante à la surface et bien plus sectaire dans ses strates inférieures. Bref, le discours se veut neutre et développe principalement l’éternel message dichotomique de la lutte du Bien contre le Mal.

    Finalement, qu’y aurait-il à retenir de la série et qu’est-ce qui fait d’Apparitions une fiction intéressante ? En fait, la série est très bien écrite et remarquablement interprétée. Martin Shaw, alias Père Jacob, a toujours rêvé d’interpréter un exorciste. C’est chose faite avec cette série et on peut dire qu’il nous le rend bien en nous offrant une interprétation sans la moindre fausse note.

    En résumé, une série à conseiller aux adeptes defantastique et d’exorcismes. Les curieux pourront également y jeter un œil, mais le mieux est que chacun se fasse son avis. En tout cas, saluons le travail de nos amis anglais qui savent, à leur habitude, nous livrer des programmes originaux et de qualité.

Publié dans Antre de la Crypte

Lors d’un orage, Barry Allen est aspergé de produits chimiques à cause d’un éclair qui traverse une des fenêtres du laboratoire où il travaille pour la police scientifique. Cet incident va lui procurer une vitesse surhumaine. Grâce au scientifique Tina McGee, il va devenir Flash, un super-héros vêtu de rouge, pour combattre le crime.

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  • Nom original de la série The Flash
  • Créateur Paul DeMeo Danny Bilson
  • Dates 1990 - 1991
  • Genre Fantastique
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale CBS
  • Chaîne(s) de diffusion française TF1,  M6,  Game One
  • Nombre de saison(s) 1
  • Nombre d'épisodes 22
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    Flash est  adaptation du super-héros de la maison DC comics. Elle reste sympathique pour les fans de super-héros (comme moi), mais je dois avouer qu’elle a, malgré tout, mal vieillie tant au niveau des effets spéciaux qu’au niveau du jeu d’acteur (sans parler du doublage français !). Elle reste cependant un bon divertissement pour passer le temps.

    À noter que les musiques de la série ont été composées par Danny Elfman et qu’elles ressemblent énormément à celles du Batman de Tim Burton dont il a également été le compositeur attitré.

Publié dans Antre de la Crypte

Derek Barnes, avec son ami Jason, s’occupe d’un site Web entièrement dédié aux phénomènes paranormaux et à l’occulte. Son frère jumeau est décédé deux ans auparavant, et ce drame l’affecte encore aujourd’hui. Avec son équipe, Chloé, Lan et Jason, il part à la poursuite des phénomènes les plus étranges, et espère ainsi comprendre ce qui a bien pu arriver à son frère dans cette mort inexpliquée.

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  • Nom original de la série Freakylinks
  • Créateur Gregg Hale Tommy Thompson David Goyer
  • Dates 2000-2001
  • Genre Fantastique
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale FOX
  • Chaîne(s) de diffusion française M6,  Série Club
  • Nombre de saison(s) 1
  • Nombre d'épisodes 13
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    Freakylinks est une série qui aurait dû avoir un grand succès. La série a été produite par les créateurs du Projet Blair Witch en 2000, c’est-à-dire un an après le succès de ce film. Comme pour ce dernier, la production avait misé sur le buzz, avec la création d’un site Web tenu par un certain Derek Barnes qui racontait ses aventures en rapport avec le paranormal. Le taux des visites était considérable, et c’est donc à la première de la série que les internautes se sont rendus compte que le site n’était en fait qu’un moyen de promotion à cette nouvelle série : Freakylinks.

    Malheureusement, l’engouement qu’il y a eu autour de ce faux site et de la série ne s’est pas réellement concrétisé, et la FOX a décidé d’interrompre la production de la série au bout de 13 épisodes.

    Certes Freakylinks n’est pas la série qui a marqué toute une génération. Elle n’est pas la série culte par excellence, mais elle fait partie de ces séries qui sont appréciables de par leurs personnages qui sont attachants, leurs histoires qui évoquent des mondes étranges, et tout simplement par la fraîcheur de la série.

    Notons aussi que celle-ci a été diffusée en France à une époque où nous étions submergés de séries fantastiques qui n’étaient pas des plus intéressantes ou du moins qui se ressemblaient toutes les unes les autres. Freakylinks avait ce quelque chose de novateur, et puis il faut avouer que c’était agréable de pouvoir se replonger dans l’univers du Projet Blair Witch avec la caméra embarquée...

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La vie de Franck Taylor va basculer le jour où son fils Kevin est enlevé. Son mariage et sa carrière vont alors en pâtir. Il décide de quitter les forces de police pour devenir détective privé. Lors d’une sinistre enquête où il est à la recherche d’un criminel nommé Simon, Franck est grièvement blessé. Le criminel trouve la mort mais il revient pour hanter Franck. Depuis ce jour, Franck Taylor est hanté par des revenants qui tentent de lui faire passer des messages pour l’aider à résoudre des affaires. Un monde étrange apparaît sous les yeux de Franck...

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  • Nom original de la série Haunted
  • Créateur Rich Ramage Andrew Cosby
  • Dates 2002-2002
  • Genre Fantastique Policier
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale UPN
  • Chaîne(s) de diffusion française M6,  Série Club,  TF6,  W9
  • Nombre de saison(s) 1
  • Nombre d'épisodes 11
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    Haunted fait partie de ces nombreuses séries qui n’ont connu qu’une seule et unique saison. De telles séries n’ont pas le temps de s’installer, et les téléspectateurs qui pouvaient s’intéresser à l’intrigue et apprécier les personnages restent alors sur leur fin. C’est exactement ce qui s’est passé pour Haunted.

    Le thème de la série avait de quoi attirer lorsque la diffusion a été annoncée. Enfin une série fantastique sur les morts, les esprits mais un peu plus adulte de ce que l’on a l’habitude de nous servir. Le show est à la fois sombre et intrigant. Dès le départ, on comprend que Franck Taylor souffre et cette souffrance, Matthew Fox réussit parfaitement à la communiquer aux téléspectateurs.

    A ce beau tableau, il faut tout de même ajouter quelques éléments négatifs. Le personnage de Simon n’est pas assez approfondi, mais certainement qu’une seconde saison aurait apporté des réponses quant à ce personnage récurrent et énigmatique. Autre point négatif, décidément toujours pour ce pauvre Simon, il est à noter que le maquillage laisse à désirer et que le fantôme laisse plutôt place à un clown triste !

    Haunted est donc une série qui avait du potentielle et qui a malheureusement été gâchée. On aurait aimé une seconde saison qui puisse apporter des éclaircissements sur la relation entre Simon et Franck, sur les dons de Franck, etc.

    A noter que cette série, ainsi que le mélodrame La vie à cinq, a permis à Matthew Fox d’être connu du grand public et ainsi décrocher un rôle principal dans la mondialement célèbre série Lost.

    matthew foxMatthew Fox dans Haunted

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Cassie Hughes est une jeune étudiante qui suit ses cours au lycée privé de Mendenham Hall. Sous des apparences de fille tranquille et sérieuse, se cache un terrible secret ou plutôt une malédiction qui a frappé sa famille. Elle se découvre des pouvoirs de sorcière et lutte contre les Nephilim, des anges déchus, tout en essayant de mener sa vie d’étudiante le mieux possible...

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  • Nom original de la série Hex
  • Créateur Brian Grant
  • Dates 2004-2005
  • Genre Fantastique
  • Pays de production Royaume Uni
  • Chaîne(s) de diffusion originale Sky One
  • Chaîne(s) de diffusion française M6,  W9
  • Nombre de saison(s) 2
  • Nombre d'épisodes 18
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    Hex est l’archétype de la série qui avait un bon potentiel de départ et qui malheureusement s’est essoufflée au cours de la seconde saison pour ne laisser place qu’à une banale série fantastique.

    Les débuts du show étaient plus intéressants. En effet, les scénaristes nous ont offert une série dans la lignée de Buffy contre les vampires avec ce petit plus qui est de montrer et de dire les choses sans détour. La série parle ouvertement de sexe, de relations homosexuelles, d’alcool, de drogue, etc. On perçoit tout de suite la différence entre la culture américaine qui est dans un sens obligée d’arrondir les angles en parlant de tels sujets et la culture britannique qui est plus communicative. Pourtant il est vrai que ces thèmes font partie du quotidien de tous les adolescents. Et c’est en cela que Hex se démarquait et frappait fort. Un point positif non négligeable mais qui n’est pas suffisant pour rattraper les lacunes inhérentes à la série.

    L’un des points négatifs est bien entendu la disparition du personnage de Cassie dès le deuxième épisode de la seconde saison.

    christina coleChristina Cole dans Hex

    L’actrice Christina Cole a décidé de quitter le show et est remplacée par la comédienne Laura Pyper. Laura n’interprète pas le rôle de Cassie mais celui d’Ella, une autre sorcière venue combattre les forces du mal. A mon goût, le scénario s’est un peu perdu à ce moment-là. Cassie n’est plus là mais l’histoire doit continuer. L’intervention du personnage d’Ella n’est pas très heureuse même si au final la sauce prend assez bien tout en ayant dérouté les téléspectateurs pendant quelques épisodes.

    Un autre point curieux de la série est la façon dont tant Cassie, Ella ou encore Thelma ont de traiter les affaires qui les entourent. Ces personnages sont pourtant les héroïnes ayant des pouvoirs importants, or elles se retrouvent constamment dans les pires situations en commettant des erreurs que même nous, simple humain, ne commettrions pas. Un aspect rageant qui laisse penser que les personnages ont un haut taux de stupidité dans leurs gènes...

    Un autre point dérangeant concerne Thelma. En soi son personnage est des plus sympathiques. Elle incarne la meilleure amie, elle est drôle, charmeuse et serviable. Néanmoins, il est à noter qu’elle est morte et toutes ses interactions avec les vivants sont réellement déconcertantes. Thelma arpente les couloirs du lycée en mangeant ou portant des objets et personne ne remarque les dits objets en mouvement. Une interprétation ectoplasmique étrange et donc une personnification des revenants que je trouve dans d’autres séries plus judicieuse.

    Pour terminer, un conseil si vous souhaitez vous lancer dans cette série. Regardez-la en version originale. La version française est déplorable et saccage la série. Il s’en dégage une forte impression de surjouer de la part des comédiens, ce qui n’est pourtant pas le cas dans la version originale. Un conseil que je vous recommande d'appliquer pour tout oeuvre cinématographique ou télévisuelle...

Publié dans Antre de la Crypte

John Amsterdam est un brillant inspecteur de New York. Il n’est cependant pas un être ordinaire car derrière cette apparence d’homme de 35 ans, se cache un immortel âgé de plus de 400 ans. C’est après avoir sauvé la vie d’une jeune indienne en 1642 qu’il a gagné la vie éternelle. Selon la prophétie, il retrouvera sa mortalité le jour où il rencontrera le véritable amour. Depuis, John erre de siècle en siècle collectionnant conquêtes, enfants (63), chiens (36) et pertes d’êtres chers. Aujourd’hui, John travaille à la section homicide de la police de New York au côté d’Eva Marquez sa nouvelle coéquipière...

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  • Nom original de la série New Amsterdam
  • Créateur Allan Coeb Christian Taylor
  • Dates 2008-2008
  • Genre Drame Science Fiction
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale FOX
  • Chaîne(s) de diffusion française /
  • Nombre de saison(s) 1
  • Nombre d'épisodes 8
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    John Amsterdam ou l’homme qui a vécu 400 ans pour faire seulement huit apparitions à la télévision... Et oui, New Amsterdam fait partie de ces séries à qui on ne laisse pas beaucoup de chance et qu’on annule au bout de la première saison. Les audiences n’étaient pas vraiment au rendez-vous, même si le pilote a eu un certain succès avec un taux plus élevé que les autres épisodes.

    C’est donc avec tristesse que j’ai appris que la FOX ne renouvelait pas le show pour une saison 2. Avec tristesse car la série avait je pense un fort potentiel. Comme la plupart des héros immortels, John Amsterdam est un personnage charismatique et donc très agréable à suivre et à voir évoluer dans les enquêtes policières qu’il mène. John est également drôle quand il n’hésite pas à faire de franches allusions sur son long passé. Personne ne comprend de quoi il parle et il est perçu comme étant un fou et c’est là qu’on prend plaisir à partager son secret et à voir son entourage déstabilisé.

    Vous l’aurez compris, le héros est des plus sympathiques mais derrière tout ce côté, beau gosse, brillant, intelligent et drôle, se cache l’autre visage de John Amsterdam.

    nikolaj coster waldauNikolaj Coster Waldau, aka John Amsterdam

    Comme la plupart des personnages dans son genre, John est un homme torturé qui souffre énormément. Alors vous me direz qu’il n’y a pas de nouveauté par rapport à un Angel par exemple. Et pourtant j’ai trouvé le personnage de John Amsterdam très creusé. Dès le deuxième épisode, la série nous confronte au drame de la vie du héros qui est de voir ses proches mourir sous ses yeux. En effet, on apprend qu’Omar est son fils. Il est âgé de 65 ans ce qui implique que John le voit vieillir et le verra mourir. Comme on le sait, le plus dur dans la mort n’est pas la mort elle-même et celui qui trépasse, mais bel et bien celui qui reste et devra faire le deuil de l’être cher. John est confronté à cette situation depuis plus de 400 ans. Il voit au cours des décennies les femmes qu’il a aimées, ses enfants (63) et ses amis mourir les uns après les autres, ne lui laissant que ses souvenirs à ressasser inlassablement sans qu’il puisse trouver le repos de la mort pour oublier. John Amsterdam vit un véritable cauchemar, un calvaire qui prendra fin le jour où il rencontrera l’amour. Il trouvera son salut dans le véritable amour... c’est beau ! Tout ça paraît cucul mais personnellement, je trouve que la série a très bien su retranscrire la détresse du héros.

    A côté de cela, la série pêche au niveau des enquêtes policières qui sont pour la plupart très peu intéressantes. Heureusement, le fil rouge de la série sur le secret de John et la quête de l’amour relève la qualité de chaque épisode.

    Pour conclure, il est bien regrettable que la FOX n’ait pas offert au show une chance avec une seconde saison qui aurait été je pense captivante, mais la loi de l’audimat ne pardonne pas.

Publié dans Antre de la Crypte

Docteur Jonathan Chase : riche, jeune, beau garçon. Un homme à l’avenir des plus brillants et au passé des plus obscurs. Des replis les plus profonds de l'Afrique, aux sommets les plus élevés du Tibet, il est l’héritier du savoir de son père et des sombres mystères de l'univers. Jonathan Chase, le maître des secrets qui ont séparé l'homme de l'animal et l'animal de l'homme : l'homme-animal !

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  • Nom original de la série Manimal
  • Créateur Glen A. Larson Donald R. Boyle
  • Dates 1983-1983
  • Genre Fantastique Policier
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale NBC
  • Chaîne(s) de diffusion française M6,  La Cinq,  FR3,  TF1
  • Nombre de saison(s) 1
  • Nombre d'épisodes 8
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    Il y a des souvenirs d’enfance que l’on souhaiterait garder intacts pour toujours. Pouvoir s’y référer continuellement en ayant en tête quelque chose de positif, de plaisant, quelque chose qui a pu construire notre personnalité et nous affirmer dans la vie. Est-ce qu’une série télévisée a un tel pouvoir ?

    Comme toute œuvre créée par l’Homme, qu’elle soit littéraire, cinématographique ou encore tirée d’un mythe, il est tout à fait concevable de valider cette hypothèse. Qui n’a jamais fait de son héros préféré une référence dans sa vie ? Il y a bien des limites à ne pas dépasser et il faut se rappeler que certaines œuvres ne sont que fiction, néanmoins, le pouvoir des références dans toute œuvre écrite ou imaginée par l’Homme ne peut être remis en question.

    C’est bien beau, ces élucubrations dignes d’une philosophie de comptoir, mais je sens que vous vous demandez où je veux en venir. Alors entrons dans le vif du sujet. Je vais vous présenter ma déception lorsque j’ai revu la série Manimal presque 20 ans après mon premier visionnage émerveillé.

    Pour cela prenons une petite analogie de l’interaction entre l’homme et l’enfant, l’homme représentant ici notre cher Manimal et l’enfant représentant mon Moi quand j’avais l’âge de regarder des niaiseries à la télévision et de les comprendre à ma propre échelle, c’est-à-dire pas grand-chose !

    A cette époque, Manimal était diffusée entre autres sur M6, TF1 et La Cinq, qui nous balançaient les 8 épisodes (et oui il n’y en a que 8 !) de la série en boucle. Je découvrais, certainement en un beau samedi après-midi, cette série énigmatique et son héros mystérieux, Jonathan Chase. Cet homme m’est apparu de suite comme magique, il avait la faculté de se transformer en n’importe quel animal. L’émerveillement que m’offrait la petite lucarne était imposant. Je n’étais pas ce métamorphe et pourtant je me voyais en lui. Le soir en me couchant ou dans mes jeux avec mes bonhommes (GI Joe, l’époque veut ça !) ou dans mes combats imaginaires, je me voyais tel un Jonathan Chase devant une difficulté, me concentrant, respirant profondément par le nez et expirant par la bouche, les yeux clos et là, la magie s’opérait. Le garçon devenait animal et pouvait tel un félin fuir le danger, tel un taureau repousser l’adversaire, tel une souris s’immiscer dans les conversations des parents, tel un aigle voler et découvrir le monde. Bref, un rêve que certainement beaucoup d’entre nous ont pu faire un jour ou l’autre que ce soit grâce à Manimal ou tout simplement grâce à un esprit très imaginatif.

    Donc vous l’aurez compris, l’homme avait rendu l’enfant admiratif. Mais, c’est bien connu l’enfant finit toujours par être déçu par les adultes. Ces derniers cachent bien leur jeu et sont parfois habités par le mensonge et la tromperie. Et banco ! Telle ne fut pas ma surprise lorsque devenu à mon tour homme et adulte je redécouvrais cette série.

    Alors revenons sur ce que j’ai vu d’antan et ce que j’ai pu découvrir quelques années plus tard. A l’époque, je ne faisais pas vraiment attention aux scenarii et quelle erreur ! Ce que j’ai principalement vu, avec mes yeux d’enfant, c’est un homme qui se transforme en animal et fait fuir les méchants pour faire le malin devant la belle et sauver les pauvres gens. Un pouvoir magique, splendide, hors du commun ? Oui et non.
    Oui car ça reste toujours extraordinaire de pouvoir se métamorphoser mais quand on regarde la série maintenant, on ne peut que rigoler. Les effets spéciaux ont très mal vieillis et les scènes de mutation sont excessivement longues. Alors quand Chase décide de se changer 3 ou 4 fois dans l’épisode et qu’on perd à chaque fois plusieurs minutes à le voir faire, et souvent pour devenir le même animal, ça fait long et on se lasse. La preuve avec cette compilation :

    Et en plus, gamin j’avais l’impression que le scientifique se changeait en une multitude d’animaux... que nenni ! Chase se transforme en panthère, en faucon, en panthère, en dauphin, en panthère, en cheval, en panthère, en serpent, en panthère, en bœuf, en panthère et en ours. Comment ça j’ai répété "panthère" ? Oui et bien allez lui dire à Chase de varier ses transformations car pour ma part il m’a bien gonflé à se faire pousser les moustaches 12 fois par épisode !

    Autre point. Gamin je me disais : "il est vraiment trop fort ce Jonathan, il a toujours la classe". Oui et bien un peu trop, car dans la lignée d’un Hulk qui ne craquera jamais, ô grand jamais son pantalon entièrement (à ce sujet, j’en suis sûr que son pénis est minuscule et pas vert !), Chase se transforme, mais ne déchire jamais ses vêtements et une fois sa transformation terminée il se retrouve de nouveau habillé avec ses tenues intactes. Il fallait le dire que Jonathan était intime avec Mandrake le Magicien.

    Enfin, dernier point que je n’ai jamais calculé étant petit : les allusions sexuelles. Mais dites-moi, quel petit coquin ce Jonathan Chase ! Ah la petite Brook en prend pour son grade durant les 8 épisodes qui composent la série. On comprend bien qu’il a un petit faible pour notre Candie version Manimal, mais bon il y a des façons de faire, surtout pour un homme qui se veut être un gentleman. Ces allusions qui auraient pu être drôles et fines sont finalement plutôt lourdes, insipides et à la limite offusquantes pour les femmes. On peut ne pas en tenir rigueur au regard de l’époque, les années 80, et ses nombreux héros machos à moustache, quoique Jonathan n’est pas fourni de poils sub-nasaux.

    Pour conclure, vous aurez compris que l’enfant que j’étais a été fortement déçu en redécouvrant cette œuvre que je trouvais de grande qualité fut un temps. Chacun aura sa propre opinion sur la série et il est certain que beaucoup sauront encore l’apprécier, du moins je l’espère, alors dans ce cas ne prenez pas en compte ma critique que vous trouverez indubitablement acerbe et replongez-vous dans l’univers de Manimal.

Publié dans Antre de la Crypte

Frank Black est un ancien agent du FBI, spécialisé dans les crimes sexuels et meurtres en séries. Au cours de sa carrière plus que brillante, une facette de ses talents se développe à l’extrême et il acquiert le don ("sa malédiction") de voir à travers les yeux des tueurs les plus horribles et malsains qui soient. Sa santé mentale en prend un coup et pour protéger sa femme Catherine et sa fille Jordan, ainsi que son esprit, il décide de quitter le FBI dont il était pourtant le meilleur analyste criminel.

Informations supplémentaires

  • Nom original de la série Millennium
  • Créateur Chris Carter
  • Dates 1996-1999
  • Genre Fantastique Policier
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale FOX
  • Chaîne(s) de diffusion française Série Club,  France 2,  Jimmy
  • Nombre de saison(s) 3
  • Nombre d'épisodes 67
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    Millennium est une série atypique mélangeant fantastique, horreur, enquêtes policières et mysticisme. Série sombre et savante, Millennium nage dans une ambiance glauque, apocalyptique et mélancolique.

    Lancée en grande pompe par la Chaîne Fox, au vu du succès de The X-Files, le succès semblait établi à l’avance. Se permettant même de mettre des bandes annonces dans les salles de cinémas. Or, il n'en fût rien. Certes, le pilote du show explosa des records d'audience (curiosité oblige...), mais la noirceur, la violence, et le pessimisme d'un tel produit repoussèrent bien des spectateurs potentiels des futurs épisodes, autant que des critiques, qui découvraient enfin le produit dont ils vantaient les mérites depuis plusieurs mois, sans en avoir vu la moindre image.

    Bien nombreux furent donc ses détracteurs, mais la série reste pourtant une des meilleurs du genre et la seule à être allée aussi loin sur le sujet des crimes violents. Pour les fans du genre, la première saison fût totalement jouissive et remplie d’épisodes marquants où Frank Black se retrouve au milieu de questions sur la nature du Mal, la fin des temps, la dérive de l’humanité dans la violence, le millénarisme, le mysticisme, les rites païens et sataniques, les diverses psychoses, la foi, la vie et la mort.

    Cependant, même eux furent assez troublés par les orientations prises ensuite. En effet, Chris Carter à cheval sur ses deux séries, ne pouvant pas être tout le temps là, confia la seconde saison à d’autres mains et notamment Glen Morgan et James Wong qui avaient brillamment travaillé sur The X-Files. Ces deux-là firent donc de cette saison la leur et concentrèrent les intrigues autour du Groupe Millennium lui-même. Ce qui fit passer les crimes et serial-killers au second plan et nombreux sont les fans qui en furent déçus. Chris Carter marqua son retour à la troisième saison en équilibrant les scénarios entre complots et enquêtes mais les dégâts étaient déjà là et l’audience plus au rendez-vous.

    La série fût annulée au bout de trois saisons d’excellentes qualités même si d’intérêts différents. Et se termine un an plus tard dans la 7ème saison de The X-Files, lors d’un cross-over, au moment du passage à l’an 2000.

    Millennium restera une série unique dans le genre qui a su se démarquer de ses pairs comme Profiler par sa noirceur et la variante des thèmes abordés.

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Brèves de l'au-delà