Pourquoi tu ferais mieux de regarder ces séries plutôt que Prison Break ?

vendredi, 01 mars 2024 07:12
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Dans la vie, il y a des séries qui dépeignent avec grande qualité un univers, un sujet ou un thème, et il y a les autres. Le monde carcéral, ou des prisons pour les plus illettré·e·s d’entre vous, a été traité de multiples façons dans les fictions télévisuelles. Certaines nous ont captivé par leur réalisme et leur exploration audacieuse du monde pénitentiaire. D’autres, malgré un début prometteur, se sont perdues dans un dédale d’inepties. Revenons ensemble sur la promesse brisée de Prison Break et découvrons 3 autres séries carcérales qui surpassent sans grande difficulté la série avec les deux frangins (avec en prime une série bonus).

La version podcast de l'article est à découvrir sur Youtube, Deezer, Spotify, Apple PodcastAnchor, Amazon music... et ci-dessous :

La prison ! Voilà un sujet aussi vaste qu’épineux qui a souvent eu sa place dans les œuvres fictionnelles. Ce thème est un parfait terrain de jeu pour tout scénariste qui souhaite explorer les recoins les plus sombres de la condition humaine.

En effet, la prison, par définition un lieu clos et souvent oppressant, permet une exploration en profondeur des relations humaines. Et il ne s’agit pas que d’une simple allusion à cette fameuse savonnette si tu vois ce que je veux dire.

Derrière cet établissement renfermant des individus allant de la simple canaille au tueur en séries, il y a une réelle analogie de notre société dans laquelle toutes nos failles et les limites de nos libertés sont mises en lumière. Du pain bénit pour les fictions qui y voient un parfait terrain de jeu pour raconter des histoires.

Bien souvent, c'est sous l'angle sombre et cruel de la prison qu’elles font vivre leur récit. Le quotidien carcéral est montré sans filtre, dans toute sa brutalité. Des films comme Les Poings contre les murs, Midnight Express ou encore Bronson, décrivent, chacun à leur façon, des environnements toxiques, malsains où la violence et la loi du plus fort règnent.

Dans un sens, ces fictions sont un reflet exacerbé et sans concession de nos sociétés. Elles critiquent et pointent du doigt les défaillances de nos démocraties, tout en évoquant la bestialité que renferme chaque être humain. En quelque sorte, elles sont une mise en abyme de nos défauts et de nos peurs les plus profondes.

Ok, donc on voit bien le côté sombre du sujet. Une prison n’est pas une sinécure. Les détenu·e·s ne sont pas dans un Club de vacances et tout ne doit pas être rose tous les jours. Pourtant, entre nous, je pense que je préférerais passer 2 semaines en cellule avec Thierry Georges le désanusseur du 19ème arrondissement qu'avec Jean-Patrick le gros beauf de Tourcoing venu se dorer la rondelle avec maman au Cap d'Agde.

Loin de se limiter à une vision sombre, le thème de la prison dans les fictions se permet également d'explorer des aspects plus positifs. Eh oui, il y a parfois une lueur d'espoir, de quoi faire vibrer nos petits cœurs dans un univers où la cruauté est omniprésente.

J’en veux pour preuve le film Les Évadés (The Shawshank Redemption en VO) qui, malgré l'ambiance oppressante inhérente au lieu, traite de bien belle manière de l'amitié, de la solidarité et de la tolérance. Ce n'est certainement pas le seul film, mais il est le plus bel exemple et celui que je connais le mieux.

The Shawshank Redemption avec de gauche à droite : Tim Robbins et Morgan Freeman.

Les séries télévisées ne sont pas en reste. Je pense notamment à Orange Is the New Black. Malgré son trop grand nombre de saisons et la lassitude qui s'est installée au fil des années, la série est intéressante et mérite d'y jeter un œil, au moins pour les premières saisons. Elle a su transcender les clichés et explorer assez habilement la diversité de ces femmes incarcérées. La série est un véritable cocktail narratif qui mêle humour et drame sur fond de sujets sociétaux.

Orange is the new black

Comme tu peux le voir, les fictions autour de l'univers carcéral ne manquent pas. Ce lieu n'est pas qu'un simple décor. Il raconte une histoire et il est un véritable miroir de nos sociétés. Un miroir qui reflète les aspects les plus sombres, et parfois nous réserve de belles choses.

Je vais m'arrêter là sur ce sujet aussi intéressant que complexe. Il y aurait beaucoup trop de choses à dire et cet article n'est pas le résumé d'un mémoire de fin d'études en sociologie ou en audiovisuel. Cette introduction sert juste à poser le cadre et à t'embarquer avec moi dans le sujet du jour, à savoir les séries qui abordent le thème de la prison.

Tu l'auras certainement compris dans le titre, mon propos sera avant tout de te présenter une liste non-exhaustive de séries carcérales qui, à mon avis, valent vraiment le coup, en tout cas bien plus que Prison Break. Tiens, en parlant du loup, que vaut vraiment la série de Paul Scheuring ?

Prison Break : quand l'évasion devient une farce

Prison Break

On s'attaque ici à un sacré morceau ! Morceau que j’ai d'ailleurs déjà abordé dans l'abécédaire des séries de merde.

Eh oui, Prison Break est une série de merde.

Mes propos vont certainement te déplaire... ou pas, mais quoiqu'il en soit, la série n'a clairement pas une place de choix dans la longue liste des séries que j'ai vues tout au long de ma vie. Et Dieu sait que ma vie est longue, quasi aussi longue que le plus grand pénis enregistré, à ce jour, chez un Érismature ornée. Je te laisse faire tes recherches pour trouver mon âge...

Soit dit en passant, la taille du membre de ce coquin de canard argentin, mesure en moyenne 20 centimètres, soit environ la moitié de la taille de l'animal. T'imagines un peu si les hommes avaient ce ratio ? Genre un type d'1m70 se promènerait avec une chibre de 85 cm dans le pantalon. Pas très discret le machin. En attendant, l'expression "se la mettre derrière l’oreille" aurait tout son sens. Bon ça ferait négligé de se trimballer avec un gland collé à la joue...

Marie-Constance : "Bon ça suffit maintenant ! Vous n'allez pas passer la journée sur ce sujet. Je ne sais pas quelle éducation vos parents vous ont donnée, mais il est certain que le catéchisme vous aurait fait du bien. Une once de morale sous le joug de l'amour de Dieu et de Jésus Christ notre Sauveur vous aurait remis dans le droit chemin. Paix à votre âme !"

Je suis désolé Marie-Constance. Effectivement je suis allé trop loin dans mes élucubrations. Mais... attends ! Imagine le mec qui fait la queue à la boulangerie et qui a une érection soudaine en voyant les belles miches de la boulangère. Il y a de quoi assommer toutes les personnes devant lui et briser la vitrine. L'accident con tout de même !

Marie-Constance : "J'ai dis ça suffit ! Tenez !"

Stop, elle m'arrose avec de l'eau bénite la grenouille de bénitier. Je fonds, je fonds !

Je ne la comprends pas !

Mes commentaires grivois sont pourtant à propos. On le verra bien dans une série que je vais citer par la suite, mais les quéquettes, on leur place dans un lieu comme les prisons !

Bref, tu vois bien que je n'ai pas tellement envie de parler de Prison Break et que je trouve des subterfuges très limites pour me soustraire à la corvée.

En attendant on est là pour ça, donc c'est parti !

Prison Break en quelques mots

Prison Break est une série américaine diffusée sur la FOX de 2005 à 2009. En 2017, la série a été déterrée pour une ultime saison sous le titre Prison Break: Resurrection. Elle se compose en tout et pour tout de 5 saisons pour un total de 90 épisodes.

La série a été créée par Paul Scheuring à qui l'on doit également la série Zero Hour et le film The Experiment, une adaptation du film allemand Das Experiment. Le mec n'a pas fait grand chose de plus, ce qui entre nous n'est pas plus mal !

Côté casting, Prison Break comprend dans ses rangs :

  • Dominic Purcell, que j’avais adoré dans la série John Doe que nous avons pu découvrir en France dans La trilogie du samedi sur M6.
  • Wentworth Miller vu depuis dans les séries Flash et DC: Legends of Tomorrow.
  • Sarah Wayne Callies vue dans The Walking Dead et Colony.
  • Robert Knepper : iZombie et la saison 3 de Twin Peaks.
  • Amaury Nolasco vu dernièrement dans Hightown.
  • Ou encore Robin Tunney, aka l'inoubliable Teresa Lisbon, dans The Mentalist.

Ça parle de quoi Prison Break ? Voici le synopsis :

"Un coup monté conduit Lincoln Burrows, un petit brigand, en prison. Michael Scofield, son frère, un génie, est le seul à pouvoir lui venir en aide. Convaincu de l'innocence de son frère, il décide de faire tout son possible pour le faire sortir de prison et rendre ainsi la liberté à Lincoln. Il est alors loin de se douter qu'une véritable conspiration se joue sous ses yeux…"

Pourquoi Prison Break est une série de merde ?

Je sais qu'en qualifiant Prison Break de mauvaise série, je m'attire les foudres des fans ultimes de la série.

Si tu traines tes guêtres assez régulièrement sur ce site, tu te doutes bien que je fais exprès et qu'à mon habitude j'ai enclenché le mode provocateur. Oui je suis ce qu'on appelle un trublion, un coquin, un agitateur...

Ce qui est frappant en regardant cette série, c'est la faculté qu'elle a eu de gâcher son concept de départ. En effet, elle a commencé avec une bonne idée, un concept fort et intéressant. Malheureusement, ça n'a pas duré ! Elle s'est progressivement égarée dans un labyrinthe narratif totalement absurde. Entre évasions répétées, personnages revenus comme par magie d'entre les morts et autres inepties scénaristiques, elle a perdu de son éclat initial.

Mais que s'est-il réellement passé ? Pourquoi Prison Break est devenue une farce ?

Lors de son lancement, Prison Break avait tout pour devenir une grande série. Les premiers trailers laissaient entrevoir une série alléchante. Proposer un personnage d'une grande intelligence prêt à tout pour sauver son frère d'un système judiciaire et carcéral défaillant, j'étais hypé direct. Je n'étais d’ailleurs pas le seul. La série a frappé fort et a su séduire le public dès le début.

Le plan marketing de la FOX a remarquablement bien marché propulsant la série sur le devant de la scène très rapidement avec de très bonnes audiences.

C'est ainsi que les 13 épisodes prévus initialement se sont prolongés en 22 épisodes. La FOX a continué sur sa lancée demandant à Scheuring de prolonger son histoire sur une deuxième saison. Le créateur a évidemment accepté et a ainsi étiré son récit sur deux saisons. D'un format assez court, il a ainsi rallongé son histoire avec en prime des saisons au format network, à savoir 22 épisodes.

La suite, nous la connaissons tous, avec une série qui s'est poursuivie sur plusieurs saisons.

De son aveu, Scheuring pense que, produites de nos jours, les saisons de la série auraient certainement été raccourcies de moitié. Alors probablement sur une plateforme telle que Netflix. Le bémol étant qu'on se serait retrouvé à coup sûr avec des épisodes de plus d'1 heure. Le récit aurait été étiré d'une façon ou d'une autre. Et on sait pertinemment que quand on étire quelque chose à outrance, ça finit par claquer dans les doigts. Et bordel ça fait mal !

En conclusion, et sans grande surprise, Prison Break fait partie des séries gâchées. Se contenter d'une seule saison aurait été plus impactant. La série aurait pu entrer dans le panthéon des grandes séries télévisées, ou du moins dormir sur le paillasson. Au lieu de cela, elle a fini par s'égarer dans un dédale de sous-intrigues et de rebondissements inutiles qui ont finalement nui à sa crédibilité et à sa qualité.

Cependant, l'univers des séries carcérales ne se limite pas à Prison Break.

Des alternatives existent et nous montrent qu'il est possible de créer des histoires captivantes autour du thème de la prison, sans sacrifier la cohérence ou la qualité du scénario. Alors, ne te laisse pas décourager par l'expérience de cette dernière. Il existe de nombreuses autres séries qui réussissent là où celle-ci a échoué, et je m’en vais te le prouver de ce pas.

Jean-Clément : "Toi t’es un connard ! T'as pas le droit de critiquer Prison Break. Je sais où t'habites. T'étonnes pas si tu te retrouves avec une tête de sanglier clouée sur ta porte."

Ah, je trouvais étonnant de ne pas t'avoir encore vu Jean-Clément. Je sais que Prison Break est ta série culte et que tu as appelé tes enfants, que tu as eus d'ailleurs avec ta cousine, Lincoln et Michael. Cette famille me fait décidément peur ! Ne t'offusque pas car comme je l’ai précisé, Prison Break a malgré tout du bon à ses débuts.

À présent, laisse-moi plutôt te présenter 3 séries qui valent vraiment plus le coup que ta série chérie.

Les séries sur la prison : les meilleures alternatives à Prison Break

Tu auras bien compris que Prison Break ne m'a pas convaincu. Pour ne pas te laisser avec mon seul avis négatif, et dans ma grande mansuétude, je te propose de partir à la découverte de 3 bonnes séries sur le thème de la prison.

Oz, l'univers carcéral implacable

OzOz

Oz est une série diffusée sur HBO de 1997 à 2003. Elle se compose de 6 saisons pour un total de 56 épisodes. En France, tu as pu découvrir la série au milieu des années 2000 sur Série Club et M6 en seconde partie de soirée.

Le projet est à l’initiative de Tom Fontana qui a également scénarisé des séries comme Hôpital St. Elsewhere, Homicide, Copper, Borgia et The Philanthropist. Dernièrement, il était showrunner pour la série City on a Hill avec Kevin Bacon.

Côté casting, Oz regorge de noms connus du petit et du grand écran. On peut notamment citer :

De quoi ça parle Oz ? Voici le synopsis :

"A l’intérieur d’Oswald, centre pénitentiaire de haute sécurité, a été aménagé un quartier expérimental nommé Emerald city. Dans cette prison de verre, les détenus dorment dans des cellules où les vitres ont remplacé les barreaux et Tim McManus, directeur du bloc, tente de concilier discipline et éducation. Parmi les prisonniers, aussi bien incarcérés pour braquage, meurtre, trafic de drogues, que ce soit pour deux ans ou à perpétuité, on distingue différents clans : gangsta, ritals, latinos, irlandais, nazis, bikers, musulmans... Une cohabitation difficile ! Ils se frottent les uns aux autres, se battent, s’entretuent, s’éliminent par les coups les plus bas. Chaque clan a son leader charismatique, leader à l’autorité tôt ou tard contestée. À Oz, on a plus d’ennemis que d’amis, les matons ne font pas dans la dentelle et aucun magicien ne vous permettra de claquer des chaussures pour rentrer dans votre foyer..."

Eh bien avec tout ça, j'ai envie de te dire : "Bienvenue à Oz", le show où les prisons sont aussi accueillantes qu'une soirée en tête-à-tête avec La Crampe, tu sais ce sympathique personnage vêtu des pieds à la tête de cuir.

Oz est une série frontale. Ici, elle met de côté les évasions absurdes pour te plonger dans une réalité crue et sans fioritures. Elle expose de manière brutale un système carcéral dépassé, injuste et parfois corrompu. Elle est une réelle immersion dans les tréfonds de la nature humaine, en pointant du doigt les failles de chacun. Aucun homme n'est totalement bon et cela se matérialise par la volonté de chacun de survivre.

En effet, pour rester en vie dans cet univers impitoyable (Dallas tu peux te rhabiller) il faut parfois devenir le chasseur. Ainsi, les retournements de situation sont monnaie courante. Dans ce huis-clos où les personnages ne voient jamais le jour, l'étouffement devient tel que tout ne peut être qu'amplifié.

Tom Fontana, producteur et scénariste de la série, ne recule devant rien et nous déroute constamment, que ce soit par les intrigues ou par une violence omniprésente.

Joli feu de camp à la colonie Oz

Même si les agressions, les humiliations, la haine et la soif de pouvoir s'accumulent d'épisodes en épisodes, on s'attache étrangement à ces personnages charismatiques, parfois même aux pires d'entre eux.

Enfin, l'un des points forts de la série est son narrateur, ici le détenu Augustus Hill interprété par Harold Perrineau. En s'adressant directement à nous à chaque début d'épisode, il nous plonge de manière cynique et ironique dans le quotidien carcéral. D'une certaine manière il brise le quatrième mur et nous permet d'entrer dans l'horreur de cette prison.

Cette critique ne se veut pas exhaustive tant il y aurait de choses à dire. Je veux simplement te donner envie de la découvrir.

Oz est une pépite à voir absolument. Elle fait partie de l'âge d'or des séries de HBO et des séries cultes proposées par la chaîne, à l'instar d'un Six Feet Under, The Wire ou évidemment Les Soprano.

Escape at Dannemora, quand la réalité dépasse la fiction

Escape at DannemoraEscape at Dannemora

Escape at Dannemora est une mini-série de 7 épisodes diffusée sur Showtime en 2018. En France, on peut remercier Canal+ de nous avoir permis de la découvrir.

La série a été créée par Brett Johnson et Michael Tolkin, deux scénaristes qui ont pu officier sur des projets comme Mad Men, Ray Donovan et Candy.

Fait notable, la série est produite et réalisée par Ben Stiller et repose sur un casting 5 étoiles avec Benicio Del Toro, Paul Dano et Patricia Arquette. Voilà de très beaux noms, surtout Miss Arquette que j’adore depuis le jour où je l’ai découverte dans Lost Highway de David Lynch.

De quoi parle Escape at Dannemora ?

La série est tirée d'une histoire vraie qui s'est déroulée aux États-Unis en 2015 :

"Tilly Mitchelle, une employée de la prison de Clinton, s'entiche de deux détenus : Richard Matt et David Sweat. Ces derniers y voient l’occasion de se servir d’elle pour s'évader".

Le scénario ne paie pas de mine, pourtant Escape at Dannemora est une véritable pépite sérielle à mettre entre toutes les mains.

Benicio Del Toro dans Escape at Dannemora

Tout d'abord, sa principale qualité réside dans le simple fait qu'il s'agit d'une histoire vraie. De ce point de vue-là, elle rend inévitablement Prison Break aussi crédible que la philanthropie de Donald Trump.

Escape at Dannemora ancre le public dans le réel, dans les méandres d'une évasion authentique. Contrairement à Prison Break, la série évite de tomber dans le piège de la surenchère et dans une évasion quelque peu rocambolesque. Ici, elle ne prend pas les téléspectateurs pour des cons avec des personnages irréalistes comme le Michael Scofield et son intelligence surdéveloppée qui s’est tatoué le plan de la prison jusqu'à la rondelle. On met de côté le grand-guignolesque pour nous donner à voir quelque chose de plus réaliste avec une femme équilibrée... euh... non elle ne l'était clairement pas !

Escape at Dannemora n'est pas une escalade constante du toujours plus, elle relate une histoire, un moment où certainement tout a échappé à cette femme perdue. Sa faiblesse, ou son machiavélisme, semble authentique. On est quasiment dans du documentaire. Cela est d'ailleurs accentué par le casting. La série brille par l'excellence de ses interprètes. Chaque acteur·trice donne vie de manière remarquable à ces personnages, insufflant une profondeur et une crédibilité remarquables à l'ensemble de l'intrigue.

Enfin, la brièveté de l'histoire est un autre point fort. En évitant de s'égarer dans des sous-intrigues superflues, la série maintient une tension constante, éliminant tout besoin de recourir à des artifices pour captiver l'audience.

Tu l'auras compris, Escape at Dannemora vaut vraiment le détour. Une série qui, sans artifices, parvient à captiver le spectateur bien mieux que Prison Break n'a su le faire en 5 saisons.

Le Prisonnier, une quête de la liberté

Le PrisonnierLe Prisonnier

Le Prisonnier est une série anglaise produite en 1967. Elle se compose d'une seule saison de 17 épisodes. Derrière la série et devant la caméra, on retrouve Patrick McGoohan.

De quoi parle Le Prisonnier ?

"Un agent secret britannique démissionne de son poste et quitte le bureau avec fracas. Il rentre chez lui au volant de sa Lotus. Dans son appartement, il prépare ses valises afin de quitter Londres, et c'est à cet instant précis qu'il est enlevé. À son réveil, il se retrouve dans un lien dénommé le Village où vit toute une communauté. Tous les habitants qui la constituent sont identifiés par un numéro, l'usage des noms y est prohibé. L'agent secret est désigné comme étant le Numéro 6. Face à ces habitants, il y a les geôliers qui n’ont de cesse d’obtenir des informations sur la démission du numéro 6. Ce dernier aura pour objectif de savoir qui se cache derrière le Numéro 1 et de s’enfuir du Village... Bonjour chez vous !"

Donc, pour la troisième série, délaissons le huis-clos traditionnel des prisons, symbolisé par des murs et des barbelés, pour nous aventurer vers une forme d'emprisonnement singulière.

C’est la série culte des années 60, Le Prisonnier, qui nous convie dans un univers plus ouvert, d'un point de vue topographique, dans lequel elle observe la question de l'incarcération avec une perspective plus sociologique et philosophique.

En toute honnêteté, je t'assure que la série est tout sauf chiante. Bien au contraire !

Le Prisonnier est une pure merveille de réflexion sur la condition humaine. Elle aborde très subtilement de nombreux sujets qui ont toujours questionné nos sociétés : la corruption, la liberté, la place de l’Homme dans la société, le pouvoir, la paranoïa, la politique, etc. Des thèmes qui résonnent encore de nos jours, notamment lorsqu'elle se penche sur des questions autour de manipulation des masses et de la surveillance étatique.

Quelques aspects visuels peuvent sembler datés. Pourtant, bien qu'elle ait plus de 50 ans, la série ne fait pas pour autant vieillotte. Ce côté désuet lui donne un charme certain, contribuant à une immersion totale dans ce monde isolé où se trouve notre héros, Numéro 6.

Depuis, de nombreuses séries ont été influencées par Le Prisonnier et ont tenté de s'inspirer de sa formule, mais aucune n'a su reproduire l'impact intellectuel et émotionnel qu'elle offre. On peut citer Lost, Meadowlands, Persons Unknown, Wayward Pines, ou encore Twin Peaks. Bon, je l'avoue, les avis peuvent diverger sur le sujet. Certaines ont sans doute mieux réussi que d'autres. Mais ce n'est pas aujourd'hui que je vais me défouler sur Lost.

En conclusion, Le Prisonnier transcende les limites du temps pour s'ériger en une œuvre incontournable.

Son exploration subtile des thèmes susmentionnés la propulse bien au-delà des conventions de son époque. Comparée à Prison BreakLe Prisonnier se distingue par son audace narrative, sa vision avant-gardiste, et sa capacité à poser des questions existentielles sans compromis.

Visionnaire, intemporelle, et captivante, Le Prisonnier est bien plus qu'une série classique ; c'est une invitation à la réflexion, à la remise en question, à comment appréhender notre monde et notre place en son sein, faisant d'elle un joyau narratif à ne manquer sous aucun prétexte.

Lincoln et Michael, allez vous rhabiller maintenant et laissez faire les grandes personnes !

La série carcérale bonus

Mon côté sympa me pousse à ne pas te laisser avec ces seules trois séries. J'aime faire plaisir aux gens, c'est mon côté altruiste. Alors pour toi, voici une quatrième série sur l'univers de la prison.

Criminal JusticeCriminal Justice

Il s'agit de la série anglaise Criminal Justice.

Diffusée en 2008 sur la BBC, la série est écrite par Peter Moffat à qui l'on doit des séries comme Silk, Your Honor et The Night Of. Cette dernière est d'ailleurs bien connue du grand public, certainement plus que Criminal Justice. Pourtant The Night Of est une simple adaptation de la série dont je te parle depuis quelques secondes. Eh oui, nos amis américains aiment bien adapter des séries à succès produites par nos voisins d'outre-manche.

Cet article étant déjà bien long, je ne vais pas m'étendre sur la série. Je te renvoie sur la fiche de celle-ci où tu trouveras toutes les informations et ma critique. Tu peux néanmoins te douter que je la conseille vivement.

Que peut-on conclure de tout ça ?

Eh bien peut-être que Prison Break, initialement prometteuse avec un début intéressant, a perdu son chemin dans un labyrinthe de rebondissements invraisemblables. Se cantonner à une histoire courte et simple aurait pu être salvateur. Malheureusement, de mon point de vue, la cupidité de certain·e·s a conduit la série tout droit dans la catégorie des séries de merde.

Les alternatives, telles qu'Oz, Le Prisonnier, et Escape at Dannemora, sans oublier Criminal Justice, offrent des échappatoires narratives plus crédibles, prouvant qu'une histoire avec comme point central "la prison", peut être captivante sans sacrifier la cohérence.

À présent, à toi de choisir : préfères-tu entrer dans la cellule de l'absurde ou dans celles d'un univers rationnel ou du moins pertinent ?

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