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L'abécédaire des séries annulées trop tôt (2/4)

mardi, 07 juillet 2020
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Dans la vie, il y a les séries qui nous quittent brutalement et il y a les autres. Ces séries savent dès le début nous passionner, nous intriguer, nous donner l'envie d'en savoir plus et d'accompagner ses héros au bout de leur aventure. Une belle histoire commence... jusqu'au drame. Sournoisement, la production décide de mettre fin à la série. Il n'y aura pas de suite et trop souvent le dernier épisode ne permet pas de conclure proprement l'histoire. Abandonnés et tristes, il ne nous reste plus qu'à trouver une nouvelle série en espérant qu'elle arrivera au bout de ce qu'elle a à raconter.

Nous voici dans le deuxième volet de cet abécédaire sur les séries qui ont été annulées trop tôt. Si tu débarques ici et que tu n'as pas lu les prémices de cet abécédaire, voici un lien pour y accéder et te délecter de ce passionnant article : L'abécédaire des séries annulées trop tôt (1/4).

Sans plus attendre, c'est parti pour les 7 prochaines séries qui auraient mérité quelques saisons supplémentaires.

G comme Galavant

Galavant

Tu aimes les chevaliers ? Tu aimes les histoires de princesse ? Tu aimes quand ça chante ? Non, il ne s'agit pas d'une production Disney avec dans le rôle principal une Princesse qui cherche l'amour à tout prix pour finir avec le premier Prince qui passe par-là et qui témoigne d'un intérêt tout particulier pour son joli minois.

Ah, on me dit dans l'oreillette que c'est une vision surannée des princesses Disney. Au temps pour moi, et il est vrai qu'à regarder les dernières "princesses" Disney marquantes que sont Elsa de La Reine des neiges et Vaïana de l’œuvre du même titre, elles n'ont pas besoin d'un boulet ultra gominé pour les aider. Je ferme la parenthèse car on s'éloigne du sujet.

Galavant est une comédie musicale produite en 2015 sur ABC. Pas le genre de comédie musicale signée Kamel Ouali aux chansons mièvres et insipides. Ici, on est plus dans la comédie musicale classique à l'américaine. Sur les traces d'une Julie Andrews ou d'un Gene Kelly, Galavant nous sert une oeuvre tout en chanson et en danse.

Elle suit le Prince Galavant qui se bat contre le terrible et stupide roi Richard, celui-ci lui ayant dérobé l'amour de sa vie. Une histoire assez convenue, le tout en chanson, me diras-tu. Donc qu'est-ce qui fait de Galavant une perle rare ? Son humour tout simplement.

Le petit plus de la série réside clairement dans son humour. Galavant n'hésite pas à emprunter à la comédie toutes ses composantes : le ridicule, la parodie, le graveleux, le kitch, l'ironie... avec une petite touche d'humour britannique quand les personnages s'ancrent pleinement dans l'absurde.

L'aura du génial Sacré Graal des Monty Python plane au-dessus de Galavant, que ce soit à travers l'ancrage historique dans laquelle évolue la fiction ou par le biais des aventures irrationnelles de nos héros, . On n'atteint certes pas la puissance du burlesque de nos amis du Flying Circus, mais la série nous offre des moments délectables, drôles, le tout saupoudré de chansons toutes plus mémorables les unes que les autres. La preuve en images et en musique :

Malgré tous ses atouts, Galavant s'est achevée après seulement 2 saisons et 18 petits épisodes.

  • Production : 2015-2016
  • Chaîne de production : ABC
  • Genre(s) : Comédie, Musical.
  • Nombre de saisons : 2
  • Nombre d'épisodes : 18
  • Créateur : Dan Fogelman
  • Acteurs principaux : Joshua Sasse, Timothy Omundson, Mallory Jansen, Karen David.

H comme Happy!

Happy!

Happy! suit l'histoire de Nick Sax, un ancien flic devenu tueur à gage. Ultra violent et alcoolique, Nick finit dans une ambulance après un mauvais coup. À son réveil, il se demande s'il ne perd pas la boule lorsqu’une licorne animée commence à lui parler. Dénommée Happy, cet être imaginaire, le pousse à partir à la recherche d'une fillette qui a été enlevée par le Père Noël.

Le genre de synopsis qui ne peut qu'intriguer. Pour ma part, je suis adepte des séries what the fuck, un peu à la Man Seeking Woman, où tu sens que la série peut partir dans tous les sens. Et c'est le cas.

Happy! est une pure sodomie cérébrale. Grant Morrison et Darick Robertson, les créateurs du show et du comics qui a inspiré la série, ont décidé de te malmener et ce pour ton plus grand plaisir. La série est outrancière. Nick est un enfoiré de première, à la fois violent, malsain et dégueulasse... bien qu'il ait un bon fion fond.

L'histoire est folle et nous embarque dans un sacré bordel où le trash cohabite avec des personnages tous plus fous les uns que les autres. La série n'est certainement pas à mettre entre toutes les mains. Le côté trash évoqué juste au-dessus est prédominant et ne conviendra pas à tous les publics.

Outre l'aspect survitaminé et brutal, Happy! tente d'avancer dans son histoire et de creuser ses personnages. Ce n'est pas là qu'elle est la meilleure. Au cours de la saison 2, on sent qu'elle a quelque chose à dire, mais elle tâtonne bien trop souvent entre sa soif de démesure frénétique et son envie d'arrondir les angles sur le personnage de Nick. Et c'est finalement là qu'elle pêche, sur le fond des personnages. Hormis Nick et Happy, les personnages secondaires ne m'ont pas convaincu. Ils sonnaient creux pour la plupart et ne donnaient pas envie d'en savoir plus sur eux.

Peut-être qu'une saison 3 aurait réussi à gommer ce manquement. En attendant, Happy! reste une série qui vaut le détour si on aime le déjanté et tout ce qui l'accompagne.

  • Production : 2017-2019
  • Chaîne de production : Syfy
  • Genre(s) : Comédie, Policier, What the fuck.
  • Nombre de saisons : 2
  • Nombre d'épisodes : 18
  • Créateur : Grant Morrison, Darick Robertson.
  • Acteur principal : Christopher Meloni.

I comme Invasion

Invasion

Je n'ai jamais vu la série Invasion. Je serais donc bien mal placé pour en parler et juger de la qualité de celle-ci. Que fait-elle dans cet abécédaire alors ?

Lors de la préparation de cet article, Invasion a souvent été citée parmi les séries qui ont été annulées trop tôt. Elle dispose d'ailleurs d'une bonne fan base et méritera un jour que j'y jette un oeil. Si tu connais bien Invasion et que tu ressens le besoin de me donner envie de la regarder, parle maintenant ou sinon tais-toi à jamais !

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  • Production : 2005-2006
  • Chaîne de production : ABC
  • Genre : Science-fiction
  • Nombre de saisons : 1
  • Nombre d'épisodes : 22
  • Créateur : Shaun Cassidy.
  • Acteur principal : William Fichtner, Lisa Sheridan, Kari Matchett, Tyler Labine.

J comme Joan of Arcadia

Joan of Arcadia / Le monde de joan

Pour cette lettre, le choix fut cornélien. Mon projet initial était de te parler soit de Jekyll, soit de John From Cincinnati. Deux séries que j'ai beaucoup appréciées, même si évoluant toutes les deux dans des genres totalement différents. C'est alors que je me suis souvenu de Joan of Arcadia, ou Le monde de Joan en français. Oui j'ai choisi la lettre J car pour la lettre L, j'ai vraiment envie de te parler d'un autre coup de coeur.

Le Monde de Joan est une série américaine produite de 2003 à 2005. Le pitch de départ n'est pas très vendeur pour l'athéiste que je suis. Voici de quoi il en retourne exactement :

Joan est une adolescente de 16 ans vivant dans la petite ville d'Arcadia dans le Maryland. Un jour, Dieu lui apparaît et elle se met à converser avec lui. Ce dernier prend les traits de différentes personnes que Joan rencontre dans son quotidien. Sans qu'elle comprenne pourquoi il lui demande d'effectuer des actions bien précises pour aider son prochain, actions qui auront évidemment des conséquences positives.

La Pucelle d'Orléans n'est plus, vive la Pucelle d'Arcadia ! Je me moque gentiment car j'ai beaucoup d'affection pour ce drame familiale.

Marie-Constance : "Je vous surveille. Je ne tolérerai aucun dérapage de votre part. Dieu est amour et nullement l'objet de vos perversités".

Dieu est ce que tu veux ma chère dévote. Dans Joan of Arcadia, il n'est qu'un prétexte pour parler de la vie de famille et de tout ce qui l'englobe. Bien entendu, la série aborde la question de la croyance et de la foi. Il aurait été dommage d'ailleurs qu'elle ne le fasse pas en intégrant en son sein le personnage le plus biblique de tous. Il serait néanmoins réducteur de voir en Joan of Arcacia une série dont le cœur du sujet est uniquement la religion.

La série aborde avec beaucoup de justesse les questions simples de la vie. Quel que soit notre âge, notre sexe ou nos croyances, tout au long de notre vie, nous sommes tous confrontés à des questionnements. Sans discours moralisateur, Joan of Arcadia tente d'y apporter une réponse. Elle ne va peut-être pas jusqu'à la réponse, mais elle touche du doigt des problèmes, des difficultés, des thèmes, des questions que chacun et chacune se pose. À travers les histoires qu'elle décrit, elle nous fait nous poser des questions et nous place parfois devant nos propres interrogations.

Alors oui, certains épisodes sont moins bons que d'autres, avec des thématiques assez simplistes qui virent parfois dans le cliché. Comme tu peux t'en douter, c'est souvent lié à des histoires de coeur. En attendant, Joan of Arcadia est une série familiale de Network centrée sur une adolescente, il ne faut pas s'attendre non plus à des sujets de fond à chaque épisode. Entre nous ce n'est pas dérangeant car ce sont des sujets présents dans la vie de tous les jours. Et qu'est-ce qui fait plus partie du quotidien d'une ado que l'amour ?

Dans tous les cas, la série donne à réfléchir et c'est un très bon point. Joan of Arcadia nous place devant notre propre condition d'humain tout en arrivant subtilement à nous toucher de part ses belles histoires et sa sympathique et attachante famille Girardi.

Venons-en justement à la famille Girardi. Elle est le point fort de la série. Chaque personnage à son importance et permet au téléspectateur de s'identifier, qu'il soit un parent, une adolescente, un jeune adulte ou un enfant. Au fil des épisodes, on apprend à vivre avec eux, les aimer, les détester, les soutenir dans les moments difficiles et parfois on aurait aimé que la série passe plus de temps avec eux plutôt que d'axer son intrigue autour des missions divines menées par Joan. En effet, la saison 2 délaisse certains personnages. Je pense notamment au papa, interprété par l'excellent Joe Mantegna (Esprits Criminels).

Pour terminer, je tenais à parler du générique parfait de la série. Chaque épisode s'ouvre avec la chanson "One of Us" interprétée par Joan Osborne. C'est mon côté nostalgique qui resurgit. Et oui, j'ai grandi dans les années 90 et j'avais sur une cassette audio cette chanson que j'avais enregistré à l'époque en direct sur Fun Radio (l'époque où les radios nous proposaient encore du bon son, oui tu peux me traiter de vieux con). Au milieu de titres de Nirvana, des Red Hot Chili Peppers ou encore des Smashing Pumpkins, j'aimais écouter cette cassette dont la bande a terminé mangé par feu mon walkman. Le générique en question :

  • Production : 2003-2005
  • Chaîne de production : CBS
  • Genre(s) : Drame, Famille.
  • Nombre de saisons : 2
  • Nombre d'épisodes : 45
  • Créateur : Barbara Hall.
  • Acteurs principaux : Amber Tamblyn, Joe Mantegna, Mary Steenburgen, Jason Ritter.

Petit bonus pour toi : si tu as aimé le côté, Dieu s'adresse à un humain pour lui confier des missions, je te conseille de regarder God Friended Me. Tout comme Joan of Arcadia, la série s'achève au bout de deux saisons sans de véritable fin.

K comme K-ville

K-ville

J'ai déjà présenté K-ville à deux reprises sur ce site. je ne vais donc pas te faire l'affront de recommencer d'autant plus qu'en terme de référencement, la duplication de contenu ce n'est pas vraiment une bonne pratique.

Jean-Gaspard : "Attends bonhomme. Si je lis ton blog, c'est pour que tu me causes de séries. Si je veux entendre parler de référencement, j'ai la personne qu'il me faut ok ? Je viens de recruter un SEO manager au sein de ma start-up disruptive 3.0 en conseil, communication digitale et web numérique. Alors, je t'en prie enchaîne parce que j'ai un apéro kids-friendly sur le roof-top de mon espace de co-working ASAP."

Merci pour cette intervention qui témoigne d'une grande expérience dans le domaine de l'entrepreneuriat et du webmarketing. Si tu te reconnais dans le personnage de Jean-Gaspard, je te prie de m'excuser de quitter ce site digital et numérique à la fois tête de cul !

J'avoue que mon côté flemmard prend peut-être le dessus, mais ça, ça reste entre nous, chut...

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Donc, pour en savoir plus sur K-ville et comprendre pourquoi cette série aurait mérité une saison de plus, voici les fameux écrits :

Les infos pratiques sur la série :

  • Production : 2007-2007
  • Chaîne de production : FOX
  • Genre : Policier.
  • Nombre de saisons : 1
  • Nombre d'épisodes : 11
  • Créateur : Jonathan Lisco.
  • Acteurs principaux : Anthony Anderson, Cole Hauser.

L comme Life on Mars

 Life on mars

Life On Mars s'est achevée après 2 saisons. C'est court, mais une véritable fin a été proposée aux téléspectateurs. Le principe est assez rare et mérite d'être souligné.

D'autant plus que la série culte de la BBC conclue avec brio son histoire. Sam Tyler, le héros, découvre enfin la réponse à ce qui lui arrive depuis le début. Si tu ne connais pas la série, tu vas me demander de quoi il en retourne j'imagine. Voici le pitch de départ :

"2006, Sam Tyler est un brillant commissaire de police à Manchester. Lors d’une enquête, alors qu’il traque un serial killer qui a kidnappé sa petite amie, Maya, il est violemment percuté par une voiture. A son réveil, Sam est désorienté, sa voiture n’est plus la même et ses vêtement ont un look rétro, il est à présent en 1973 ! Il est désormais chef inspecteur sous les ordres du chef Gene Hunt, un homme coriace aux méthodes bien différentes des siennes. Tout en s’imprégnant de sa nouvelle vie, Sam essaye de comprendre pourquoi il se trouve propulsé dans les années 70. Est-il mort ? Est-il dans le coma ? Ou bien a-t-il voyagé dans le temps ?"

Personnellement, un synopsis qui m'a de suite mis l'eau à la bouffe et pour deux raisons.

La première raison concerne la thématique du voyage dans le temps. Un sujet que j'affectionne particulièrement surtout quand il torture notre compréhension des choses. Bon on est loin du niveau de Dark, l'excellente série allemande signée Netflix qui vient de s'achever. Ici, le saut temporel sert simplement à poser le cadre de l'action.

La seconde raison est qu'à l'époque où j'ai découvert Life On Mars, vers la fin des années 2000, les séries policières américaines étaient pour la plupart construites sur le même schéma, celui des Experts en l’occurrence. Comment ne pas lasser les téléspectateurs !

J'ai dû découvrir Life On Mars à peu près au même moment que The Shield. Deux séries évoluant dans des univers différents mais qui renouvelaient le genre.

Comme tu peux le voir, il y a déjà quelques points positifs qui entourent cette série. Je ne vais pas rentrer dans le détail, car là aussi j'ai rédigé quelques lignes à son sujet il y a quelques années. Je t'invite donc à aller lire cette critique de Life on Mars.

Si tu dois retenir d'autres aspects très plaisants qui entourent la série, tu peux retenir en vrac : la BO avec du pur son pop/rock des années 70, le duo Philip Glenister et John Simm qui fonctionne à merveille, une immersion totale dans les seventies (musique, fringues, atmosphère, etc.). Voici l'excellente BO pour finir ta lecture en musique :

Évidemment, la série n'est pas parfaite sur tous les points. Le point faible réside dans la longueur des épisodes. En effet, 60 minutes pour chaque épisode c'est un peu long par moment. Certaines enquêtes s'étirent en longueur et ne méritaient pas d'y passer autant de temps. Heureusement, l'intrigue principale est toujours présente et passionne le téléspectateur jusqu'à la dernière seconde du show.

  • Production : 2006-2007
  • Chaîne de production : BBC One
  • Genre : Policier, Science-fiction.
  • Nombre de saisons : 2
  • Nombre d'épisodes : 16
  • Créateur : Matthew Graham.
  • Acteurs principaux : Philip Glenister, John Simm.

M comme Mindhunter

Mindhunter

Pour cette dernière lettre de ce deuxième volet de l'abécédaire des séries annulées trop tôt, mon choix s'est porté sur Mindhunter. Pourquoi ? Tout simplement parce que Netflix a réussi à me frustrer en annulant Mindhunter au bout de seulement deux petites saisons.

Alors certains diront qu'il n'y a jamais eu d'annulation officielle. Pourtant, tout laisse à penser que si une suite doit survenir, ce n'est pas pour demain : Fincher, son producteur, n'est pas vraiment disponible, les acteurs ne sont plus sous contrat et aucune annonce de suite n'a été communiquée de la part de Netflix. Hum, c'est quoi cette petite odeur boisée qui s'infiltre insidieusement dans mes narines ? Ne serait-ce pas une délicate odeur de sapin ? Et non, mon jeune ami ce n'est pas Noël, c'est la mort qui frappe !

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Recentrons-nous sur ce qu'est Mindhunter. Il s'agit d'une série policière. Elle se situe dans les années 70 et suit une unité embryonnaire du FBI dont la mission est de comprendre la psychologie et les façons d'agir des criminels. Nous sommes dans les balbutiements du profilage et de ce qui va définir la notion de criminologie et ainsi analyser la psychologie des tueurs en série.

Mindhunter évolue sur un rythme lent, laissant la part belle aux dialogues et à des scènes contemplatives. Un véritable travail d'écriture se dégage de chaque scène et de chaque échange entre les protagonistes. Il n'y a pas d'action, et il n'y en a pas besoin. La finesse de l'écriture et de la réalisation offrent à l'intrigue un déroulement captivant. Mention spéciale aux scènes d'interrogatoires lorsque Holden et Bill se retrouvent face à ces êtres abjectes que sont les tueurs en série. Je pense notamment aux échanges avec Edmund Kemper, dont l'acteur Cameron Britton, nous livre une excellente interprétation.

Tout ça, on le doit en partie au travail de son producteur principal et réalisateur de quelques épisodes : Monsieur David Fincher. Est-ce qu'il faut vraiment que je présente le bougre ? Allez, Fincher est à mes yeux un des grands réalisateurs de ces dernières décennies. On lui doit des films cultes comme Alien 3, Seven, Fight Club, Zodiac, The Social Network ou encore Gone Girl. Voilà, si ça ce n'est pas un CV qui claque, en tout cas certainement plus que celui de Jean-Gaspard...

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Dans Mindhunter, la patte Fincher est clairement présente. La mise en scène est maîtrisée de bout en bout avec une photographie travaillée aux petits oignons. Si tu as vu son film Zodiac, tu percevras dans Mindhunter un prolongement à celui-ci. Loin de Seven et de son enquête pleine de rebondissements, à l'instar de Zodiac, Mindhunter nous livre une étude psychologique, un instant durant lequel on pénètre dans l'esprit torturé de criminels. À la limite du documentaire, Mindhunter permet à Fincher de poursuivre son incursion au coeur de la psychologie des serial killers.

Le seul reproche que je pourrais faire à la série, est de ne pas avoir donné plus de place au serial killer à lunettes qui parcourt ici et là la série. Une saison 3 nous aurait certainement permis d'en savoir plus sur lui, bien que quelques recherches sur le Net nous amène à la conclusion qu'il s'agit du tristement célèbre Dennis Rader, aka BTK (Bind, Torture, Kill).

C'est ici que s'achève la deuxième partie de cet abécédaire. N'hésite pas à partager l'article sur les réseaux et à commenter pour me donner les séries qui selon toi auraient pu figurer ici-même. Bisous.

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