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Will et Grace vivent en colocation dans la grande ville de New York. Lui, est un avocat gay à la maniaquerie démesurée. Elle, est une décoratrice d’intérieur hétéro exubérante. A ce couple inséparable, s’ajoutent leurs meilleurs amis. Karen, l’assistante de Grace, richissime, alcoolique, surmédicamentée et aux mœurs étranges. Et Jack, un gay extraverti, squatteur et comédien raté.

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  • Nom original de la série Will & Grace
  • Créateur Max MutchnickDavid Kohan
  • Dates 1998-2006
  • Genre Comédie
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale NBC
  • Chaîne(s) de diffusion française Canal +, France 4, TF1, Jimmy
  • Nombre de saison(s) 8
  • Nombre d'épisodes 194
  • Durée 22 minutes
  • Critique

     

    L'homosexualité dans l'Histoire

    Jusqu’à une certaine époque, le thème de l’homosexualité était peu, voire quasi inexistant dans le monde des séries télévisées et plus largement des médias télévisuels. Il n’était peut-être pas inexistant, car il était sous-jacent, mais très rarement mis en avant et montré tel quel.

    Pourtant, si on remonte l’histoire et qu’on s’attache à regarder de plus près notre passé artistique, qu’il soit littéraire, sculptural ou bien pictural, le thème de l’homosexualité a toujours eu sa place. Dès l’antiquité, les poètes, philosophes et autres érudits s’y intéressaient. Leur avis sur la question était assez divergent. Par exemple, les deux grands philosophes qu’étaient Platon et Aristote ne percevaient pas l’homosexualité de la même manière, le premier n’hésitant pas à en faire l’éloge dans son livre Le Banquet et à raconter ouvertement et sans jugement des relations homosexuelles. Quant au second, il voyait plus cela comme un état de contre nature. Des débats vieux de plusieurs siècles et qui dans notre décennie persistent encore, dans un monde soi-disant ouvert et tolérant. De tout temps, l’homosexualité a fait débat et a créé des tensions au sein des populations.

    Toutefois, le 20ème siècle et l’avènement des médias, et notamment de la télévision, a permis de lever le voile sur de fausses idées et d’ouvrir les yeux à certaines personnes. L’homosexualité s’est dans un sens démocratisée et n’apparaît plus comme un mal qui ronge certains hommes et certaines femmes... enfin il reste néanmoins quelques résistants qui mériteraient une bonne cure de clairvoyance et une bonne paire de baffes.

    L'homosexualité dans les séries

    Cette petite introduction, qui ne se veut en aucun cas être une étude approfondie sur la question de l’homosexualité dans notre société, nous conduit directement au cas du traitement de celle-ci dans le monde des séries télévisées. L’homosexualité a sa place dans nos séries préférées depuis plusieurs décennies.

    Au départ, elle était sous-jacente dans des séries comme Les mystères de l’Ouest ou encore Starsky et Hutch. Le genre buddy show, était souvent sujet à questionnement pour les fans qui y percevaient souvent une sorte de relation cachée. Par la suite, les soap, et plus particulièrement Dynasty, ont abordé le sujet. Pourtant, le public reste frileux face à de telles mœurs. Ce n’est que bien plus tard, dans les années 90 que certaines séries vont prendre le parti d’intégrer au casting un personnage homosexuel et d’en faire un personnage aussi important que les autres. Melrose Place, Ellen... ont lancé les hostilités pour laisser place par la suite à des séries comme Buffy contre les vampires et le personnage de Willow. Queer as folk en 1999 et The L world en 2004 ont quant à elles enfoncé le clou. Dans le même temps, Six feet under nous offrait le personnage de David.

    Will & Grace, homosexualité et amitié

    Mais remontons un peu le temps, et arrêtons-nous en 1998, avec le lancement de la série Will & Grace sur la chaîne NBC. Nous y voilà enfin ! Voyons ce que recèle Will & Grace et ce qu’elle a apporté au monde homosexuel dans le paysage des séries télévisées.

    La comédie illustre parfaitement les propos abordés ci-dessus. Elle fait partie de ces séries, et au sens plus large de ces médias, qui ont contribué à ouvrir le débat sur l’homosexualité. Elle en parle ouvertement et ne porte aucun jugement. Le tout est abordé avec subtilité et beaucoup d’humour. Certes, la communauté homosexuelle en prend pour son grade en essuyant pas mal de moqueries. Elle est assujettie à quelques gros clichés, des clins d’œil pas bien fins, mais rien qui ne saurait lui porter atteinte. Au contraire, Will & Grace est synonyme d’ouverture d’esprit que ce soit dans le choix de ses orientations sexuelles ou que ce soit dans les déviances que chacun pratique. Et des déviances, on peut dire qu’il y en a, surtout chez Karen !

    Tout cela est mis en image par le biais de personnages drôles et attachants, et par une belle histoire d’amitié. Voilà le mot clé de la série, l’amitié. Karen, Jack, Will et Grace évoluent à New York et partagent, malgré les taquineries qu’ils s’assènent à longueur de journée, une amitié profonde et sincère. On prend plaisir à partager le quotidien de ces personnages hauts en couleur qui fonctionnent par paire et sont en opposition complète.

    D’un côté, il y a Jack MacFarland l’excentrique et Will Truman le calme, et de l’autre côté il y a Karen Walker la nympho-addicto-alcoolo excentrique et Grace Adler la romantique.

    Jack est pétillant, égocentrique, hystérique, bref constamment dans l’excès, ce qui a souvent le don de fatiguer ses amis. Il est un homme avec beaucoup de caractère. Il est persévérant et assume complètement sa sexualité. A l’opposé, il y a Will, un homosexuel qui a eu du mal à faire son coming out. Il est plus calme, mais il déborde parfois d’une énergie insoupçonnée.

    Alors que Jack flâne de conquêtes en conquêtes, Will cherche le véritable amour. Amour qu’il a du mal à trouver et qu’il compense dans sa relation avec Grace. Il entretient avec son amie de longue date une relation très ambiguë, quasi fusionnelle, oscillant entre amitié et amour.

    Les deux personnages forment un couple adorable que l’on imagine souvent finir ensemble, même si on sait pertinemment que leurs orientations sexuelles ne les mèneront pas vers cette voie. Alors on se résigne, on apprécie et on aime leur relation et souhaite que chacun trouve chaussure à son pied. Car tout comme Will, Grace cherche désespérément l’homme de sa vie. Elle va, elle aussi, de déception amoureuse en déception amoureuse et se réconforte dans les bras de Will lorsque ça ne va pas. Il ne faut cependant pas croire que Grace est une femme fragile. Elle a un tempérament de feu, elle aime que tout se déroule comme elle l’entend et aime se faire entendre, ce qui a tendance à créer des conflits avec son employée, amie et parfois Némésis Karen.

    Cette dernière est l’opposé de Grace. Elle est une femme exubérante, pulpeuse, méchante, alcoolique, croqueuse d’hommes à la voix irritable et reconnaissable entre toutes. Un personnage haut en couleur synonyme de fou rire. Avec elle en tant qu’amie, on est sûr de se faire remarquer et de se payer une bonne tranche de rire.

    Au final, Will & Grace est avant tout une histoire d’amitié que les créateurs de la série David Kohan et Max Mutchnick ont remarquablement décrite. L’homosexualité sert de prétexte ou plutôt de cadre général à l’histoire et à la concrétisation de la belle relation d’amitié qu’il y a entre Will et Grace. La comédie est une belle réussite. Et en prime, lorsque la série se lance des défis, comme les épisodes live de la saison 8, elle le fait avec une grande qualité.

    Will & Grace fait dorénavant partie des comédies cultes pour moi, au même titre qu’un That 70’s show, un The office, un 3ème planète après le soleil, un Black Books ou un Malcolm. Foncez les yeux fermés sur cette série et n’ayez pas peur, huit saisons, quand la série est de qualité, ça s'engloutit tout seul !

Publié dans Antre de la Crypte

Dans la ville de Chicago, Arhur et Franco vendent des donuts.

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Publié dans Antre de la Crypte

Donna, Fez, Hyde, Kelso et Jackie sont des jeunes adolescents qui vivent à Point Place (Wisconsin) dans les années 70. Tous les cinq ont le même point commun, celui de squatter le sous-sol d’Eric. C’est dans ce sacro-saint lieu que « That ‘70s show » centre les aventures de la bande qui va connaître tout au long des saisons à la fois joies, peines, amours et déceptions, le tout sous l’œil bienveillant de Kitty et l’œil inquisiteur de Red, les parents d’Eric.

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  • Nom original de la série That '70s Show
  • Créateur Terry Turner
  • Dates 1998 - 2006
  • Genre Comédie
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale FOX
  • Chaîne(s) de diffusion française Jimmy,  France 2,  Comédie !
  • Nombre de saison(s) 8
  • Nombre d'épisodes 192
  • Durée 22 minutes
  • Critique

     

    That 70's show est une comédie qui a marqué toute une génération de téléspectateurs américains qui, pour beaucoup, ont eu le plaisir de revivre avec nostalgie des moments de leur passé.

    Le concept initial de la série est très simple car elle retrace l’univers des années 70 avec tout ce qui a fait de ces années-là une référence aux yeux d’un grand nombre de gens. La série se veut fidèle et tente de coller le plus précisément possible aux ambiances de ces années fastes en décorations kitsch, musiques à la fois rock et disco, coupes de cheveux loufoques, pattes d’éph et autres tenus d’un autre monde, sans oublier la fameuse "herbe" qui a animé les soirées de toute cette génération.

    S’il fallait qualifier la série avec un seul mot, j’opterais pour "évasion".

    That 70's show est un pur moment de bonheur où l’on s’abandonne le temps d’un épisode en voyageant dans le temps et en découvrant un monde rempli de couleurs et de personnages atemporels. Ne pensez pas que Hyde a pris possession de mon corps et que commence pour moi un tour de table... quoiqu’il est vrai que la série a ce petit côté euphorisant et ce pouvoir d’addiction que certaines substances illicites révèlent.

    Certes la série est d’une grande qualité esthétique, mais la valeur intrinsèque de la série réside bel et bien dans l’humour et la personnalité excentrique de chaque protagoniste du show :

    • - Eric est le fils qui déçoit continuellement son père.
    • - Ce dernier passe son temps à ronchonner et traiter chaque humain de cette planète de "Dumb-ass".
    • - Kitty est une alcoolique.
    • - Laurie est la traînée du quartier voire du pays tout entier.
    • - Jackie est la fille superficielle.
    • - Kelso est l’abruti de service.
    • - Hyde est le drogué.
    • - Fez est un pervers affirmé
    • - Donna… Donna semble en fait la seule personne saine d’esprit au sein de cette joyeuse bande, même si elle a un petit côté garçon manqué.

    Des personnages hauts en couleur habitent cette série qui ne manque pas de mordant dans ses dialogues et ses réparties.

    Ce magnifique tableau est quelque peu sali par l’écoulement du temps dans la série. En effet, lorsque la série débute, les faits se déroulent en 1976, et la huitième et dernière saison s’achève fin 1979. L’élément étrange est que au cours de ces 4 années, la série connaît 8 épisodes de Noël, et il y a quelques points divergents au niveau des dates d’anniversaire. Il faut tout de même savoir que ces valeurs temporelles inexactes sont délibérément établies par les scénaristes qui souhaitaient avant tout faire perdurer le show dans les années 70. Rien de vraiment très grave, toutefois au premier abord cela peut choquer et laisser le téléspectateur suspicieux devant une telle situation.

    Dernier point négatif, la série a perdu lors de la dernière saison deux de ses comédiens et non des moindres : Ashton Kutcher (Kelso) et Topher Grace (Eric). Le fait que les acteurs aient quitté le show a créé un sévère manque quant à la qualité de l’humour et de l’histoire en elle-même. On sentait depuis 2 ou 3 saisons que la série s’essoufflait au fur et à mesure, même si elle tenait toujours bon, mais ce départ programmé a fini de l’achever.

    Enfin, mon dernier conseil : regarder la comédie en version originale. That 70's show fait partie des séries qui a été saccagée par la traduction française. En effet, un grand nombre de jeux de mots sont difficilement traduisibles et certains personnages comme Red ou Fez, avec les expressions qui leur sont propres, méritent réellement d’être vus en VO.

    Je pense avoir été assez long, donc maintenant c’est à vous de vous ruer sur cette série et d’entrer dans le cercle pour vivre les aventures d’Eric et ses amis...

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Walter "Walt" White est professeur de chimie dans un lycée, et vit avec son fils handicapé et sa femme enceinte à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Lorsqu'on lui diagnostique un cancer du poumon en phase terminale avec une espérance de vie estimée à deux ans, tout s'effondre pour lui. Il décide alors de mettre en place un laboratoire et un trafic de méthamphétamine pour assurer un avenir financier confortable à sa famille après sa mort, en s'associant à Jesse Pinkman, un de ses anciens élèves devenu petit trafiquant.

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  • Nom original de la série Breaking Bad
  • Créateur Vince Gilligan
  • Dates 2008 - 2013
  • Genre Drame
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale AMC
  • Chaîne(s) de diffusion française Arte, Orange Cinémax
  • Nombre de saison(s) 5
  • Nombre d'épisodes 62
  • Critique

    A venir...

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"À chaque génération il y a une Elue. Seule elle devra affronter les vampires, les démons et les forces de l'ombre. Elle s'appelle Buffy".
Buffy est une jeune fille de 16 ans assez superficielle jusqu’à ce qu’un jour elle devienne l'Élue. Elle doit protéger le monde des démons… En voulant tuer des vampires elle met le feu au gymnase de son lycée de Los Angeles. A la suite de cet évènement elle se fait renvoyer. Elle et sa mère s'installent à Sunnydale. Petite ville en apparence tranquille mais qui en réalité est située sur la bouche de l'enfer ("Hellmouth"). Dans son nouveau lycée ("Sunnydale High School"), elle va rencontrer Willow et Alex, qui deviendront ses meilleurs amis, Giles, le bibliothécaire et Observateur de la Tueuse ("The watcher"), ainsi que Angel qui deviendra son plus grand amour. Tous vont braver des périls pour sauver l'humanité des pires dangers qui la menacent dans l'ombre. Au cours des sept saisons, Buffy fera la rencontre d’autres personnages tels que Spike, Tara, Riley, Oz, Cordélia, Wesley, Faith, Anya, Dawn, etc.

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  • Nom original de la série Buffy the vampire slayer
  • Créateur Joss Whedon
  • Dates 1997 - 2003
  • Genre Fantastique
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale Warner,  UPN
  • Chaîne(s) de diffusion française Série club,  M6
  • Nombre de saison(s) 7
  • Nombre d'épisodes 144
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    Il ne faut pas voir en Buffy contre les vampires une série sans intérêt pour les prépubaires. Elle est avant tout une série sur la complexité de la vie. La mort est une analogie à toutes les épreuves nécessaires pour avancer dans la vie. Il faut donc l'affronter, quitte à la voir gagner, mais dans tous les cas, cette expérience est fondamentale à la vie de chaque Être.

    De plus, cette série révèle quelques trésors avec des épisodes très marquants. Pour exemple, "Hush" ("un silence de mort" en français), dixième épisode de la quatrième saison reste une référence, avec l'arrivée de démons, les "gentlemen", qui vont plonger la ville dans un silence de mort. L'épisode est construit sans aucun dialogue, tout se passe dans le non-dit, un vrai jeu d'acteur.

    Buffy contre les vampire une série fantastique qui se base sur un réalisme à la fois profond et authentique. Tous ces démons, toutes ces morts, ne sont que le reflet de la dure réalité à laquelle chaque être humain est confronté tout au long de sa vie. Il est vrai que cela reste un discours purement fataliste sur la vie, mais la vie n'est rien d'autre qu'un cours moment qui nous conduira inéluctablement vers la mort.

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C’est au cours du 18ème siècle qu’un jeune irlandais est transformé en vampire. Angelus revient d’entre les morts et devient le vampire le plus impitoyable de tous les temps. Il est cruel, barbare et par-dessus tout sans cœur. Sa vie éternelle va cependant être bouleversée le jour où il va s’attaquer à des bohémiens. Ces derniers lui jettent un sort afin de lui rendre son âme. Depuis ce jour, Angelus est devenu Angel qui n’a de cesse que de vouloir racheter ses actes en sauvant la veuve et l’orphelin. En 1996, Angel fait la connaissance de Buffy, la Tueuse de vampire, pour laquelle il s’amourache très vite. Ils vivent de nombreuses aventures, entre amour, haine, lutte contre le mal, sauvegarde du monde... jusqu’au jour où Angel décide de prendre son envol vers Los Angeles. C’est dans cette ville de lumière et d’ombre qu’avec sa petite équipe (Cordélia, Wesley, Doyle, Gunn, Winifred et Lorne), il va lutter contre le mal tout en restant dans l’ombre.

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  • Nom original de la série Angel
  • Créateur Joss Whedon
  • Dates 1999 - 2004
  • Genre Fantastique
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale UPN, Warner
  • Chaîne(s) de diffusion française Série club,  TF1,  TF6
  • Nombre de saison(s) 5
  • Nombre d'épisodes 110
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    Une série où le vampire est le héros ? En voilà une bien bonne idée. Joss Whedon, deux années après avoir créé Buffy contre les vampires pour le petit écran, a l’ingénieuse idée de faire un spin-off de son bébé et de donner la chance au personnage d’Angel d’évoluer dans sa propre série.

    A contrario de la série Buffy contre les vampires (même si celle-ci a su s’axer sur des thèmes tels que la mort et la dépression dans les saisons 5 et 6), Angel est une série plus sombre, plus mature qui n’aborde pas, ou du moins, qui n’est pas une analogie de l’adolescence comme sa grande sœur. La série traite de sujets plus adultes, cela allant de soi étant donné que le héros a plus de 270 ans ! Pour être plus précis, Angel se penche sur un sujet comme celui de la rédemption, sujet qui est le véritable fil conducteur tout au long des 5 saisons. Angel peut-il se racheter et se faire pardonner pour toutes les atrocités qu’il a commises ?

    Cette problématique récurrente se matérialise très nettement au cours de la troisième saison avec l’apparition du personnage de Holtz. Ce dernier a voyagé dans le temps dans l’unique but de retrouver Angelus et de venger la mort de ses enfants, tués par le vampire.
    Tout ceci n’ancre pas pour autant la série dans une conceptualisation cloisonnée du bien et du mal. Angel n’est pas une série moralisatrice, mais plutôt une série qui présente les multiples possibilités existant entre le bien et le mal et toutes les nuances qui peuvent les accompagner. Ne voyez pas pour autant la série comme une fiction philosophique car ce n’est pas le cas. Elle est un moyen de réfléchir sur ses actes passés qui auront nécessairement des retombées sur notre vie future. Il faut donc les accepter car ils font partie de nous. Accepter ne veut pas pour autant dire subir, et c’est ce que prouve Angel tout au long des saisons.

    La série est également une très belle critique de la société américaine. De nombreux épisodes sont basés sur l’abus de pouvoir, les minorités (dont les démons font partie), la haine raciale, etc. Tant de sujets qui font la une de la presse.

    Un autre atout de la série se retrouve dans les "cross-overs" avec Buffy contre les vampires. Il faut dire que pour les fans des deux séries, c’est un réel bonheur de voir les personnages se mêler les uns aux autres.

    Angel a aussi des points négatifs et le principal a été, à mon goût, le personnage de Connor, le fils d’Angel, qui certes a structuré le scénario et fait avancer les héros de la série. Néanmoins, ce personnage est des plus agaçants, un véritable adolescent qui se rebelle contre la société...

    Pour finir, il est à noter que la série n’a pas vraiment eu sa chance sur les chaînes hertziennes, avec TF1 qui a arrêté la programmation de la série et qui, en plus, s’est permis de censurer des scènes soi-disant trop violentes. C’est sûr qu’Angel aurait mérité un autre créneau horaire que celui du samedi après-midi...

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Sept personnes étrangères les unes des autres se réveillent dans une ville en plein milieu d’un désert sans savoir comment elles sont arrivées là. Elles découvrent rapidement qu’elles sont épiées à chaque instant de leur vie par des caméras de sécurité et qu’il leur est impossible de s’échapper. Confrontées perpétuellement à des épreuves psychologiques et physiques, elles vont devoir s’unir pour survivre et réussir à quitter ce lieu à la fois mystérieux, oppressant et inquiétant, et ce malgré leurs différences...

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  • Nom original de la série Persons unknown
  • Créateur Christopher McQuarrie
  • Dates 2010-2010
  • Genre Science fiction
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale NBC
  • Chaîne(s) de diffusion française TPS Star
  • Nombre de saison(s) 1
  • Nombre d'épisodes 13
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    En 1980, le cinéma nous offrait cette réplique devenue culte de John Merrick "Je ne suis pas un éléphant, je ne suis pas un animal, je suis un être humain, je suis un homme". Cette citation est en provenance directe du magnifique film Elephant man, écrit et réalisé par le grand David Lynch.
    Quelques années plus tôt, en 1967 plus exactement, la télévision nous offrait, quant à elle, une réplique qui a fait depuis son bonhomme de chemin et qui a su depuis marquer de nombreuses générations. Cette fois c’était un certain Numéro 6 (Patrick McGoohan), dans la série Le Prisonnier, qui s’exprimait de la sorte : "Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre". Nous avons ici deux répliques marquantes pour des œuvres fictionnelles de grande qualité. En étant sur deux registres différents, leur portée est considérable quand on aborde des thématiques telles que la tolérance, la dignité humaine ou tout simplement le respect de l’autre.

    En 2010, la chaîne américaine NBC développe la série Persons unknown. Dans un registre qui pourrait faire penser à la série susmentionnée, Persons unknown aborde entre autres les thèmes de la liberté, du libre-arbitre et des droits de l’homme, le tout avec certainement beaucoup moins de tact que l’a fait Le Prisonnier.
    La nouvelle série nous livre alors sa petite réplique personnelle : "We are not a bunch of rats in a maze! We’re human beings!", qui pourrait se traduire par "Nous ne sommes pas une bande de rats dans un labyrinthe ! Nous sommes des êtres humains !". C’est magnifique, les larmes auraient pu me monter aux yeux et pourtant ce ne fut pas le cas. Franchement c’est bien beau de sortir des tirades de la sorte, mais encore faut-il y croire quand on les dit, y mettre un peu de conviction et surtout avoir derrière soi un scénario qui tient la route. Le tout sonne creux et n’a aucune portée sur le téléspectateur. Là où je pleurais et rageais de voir John Merrick maltraité et moqué, et là où je ne comprenais pas comment des hommes pouvaient être enfermés à leur insu et identifiés par des numéros, j’éprouve devant Persons unknown une indifférence quasi-totale.

    Et ce n’est pas la tête pensante de la série, Christopher McQuarrie, anciennement créateur de l’excellent film Usual suspects, qui a réussi à sauver Persons unknown. Dommage, l’idée de départ était bonne, mais à mon sens, la série s’est perdue dans son idée première en essayant d’en faire un peu trop et en voulant à tout prix mettre une signification sur des choses qui auraient finalement pu rester secrètes. C’est plutôt sympa de temps en temps de ne pas connaître les tenants et les aboutissants. Le mystère a parfois quelque chose de bon, surtout s’il permet d’éviter à une série de sortir l’artillerie lourde avec des complots gouvernementaux et autres suspicions douteuses sur des sociétés secrètes qui s’avèrent en image souvent bien ridicules. Pour ce dernier argument, je vous laisse découvrir Persons unknown et apprécier un casting de Méchants en provenance direct du magazine Notre Temps.

    Pour ne pas gâcher la série aux curieux, je n’en dirai pas plus, même si ça me démange d’écrire quelques lignes sur la fin complètement rocambolesque de la saison. Au vu de celle-ci, on aurait cependant pu souhaiter une saison 2 car les portes restent ouvertes et l’histoire avait apparemment encore de quoi voguer sur les flots des programmes de NBC.

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Alex Rose est une brillante et très séduisante avocate. Elle travaille pour le cabinet de son père, Bill Rose, et n’a pas vraiment le temps de prendre sa propre vie en main. Pourtant, son père ne rêve que d’une seule chose : voir sa fille épouser un talentueux avocat de sa société. Mais c’est Alex qui écrit sa propre histoire et la rencontre avec Scott va tout chambouler dans sa vie bien ordonnée jusqu’à présent...

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  • Nom original de la série Courting Alex
  • Créateur Rob Hanning
  • Dates 2006 - 2006
  • Genre Comédie
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale CBS
  • Chaîne(s) de diffusion française Fox Life
  • Nombre de saison(s) 1
  • Nombre d'épisodes 12
  • Durée 20 minutes
  • Critique

     

    Après avoir visionné l’intégral de Dharma & Greg et apprécié le jeu d’actrice de Jenna Elfman, j’ai voulu en savoir plus sur Alex Rose, la série qu’elle a fait en suivant. Et bien j’aurai mieux fait de m’abstenir.

    Alex Rose est avant tout une comédie et une bien piètre comédie. Sur l’intégralité des épisodes j’ai, en toute honnêteté, esquissé ici ou là quelques sourires qui sont vite retournés se cacher derrière un visage de marbre et circonspect par ce qu’il voit. On comprend vite ce qui a bien pu se passer lors de la création de la série. Tout a été fait pour que ce soit Jenna Elfman qui porte la série à elle toute seule et malheureusement son personnage est pathétique, ennuyeux, agaçant et ce sont davantage les personnages de Molly, Bill ou Stephen qui nous font apprécier la série. Voilà des personnages marrants qu’il aurait été bon de développer :

    • - une assistante fouineuse et libidineuse ;
    • - un père/patron omnipotent et acariâtre ;
    • - un employé/ami maladroit et malheureux en amour...


    Au lieu de ça, on a droit a une histoire d’amour insipide avec une héroïne qui se veut drôle mais qui échoue lamentablement tant son rôle est un cliché total. La working girl pas aidée dans sa vie personnelle, on a déjà vu ça maintes et maintes fois, que ce soit au cinéma ou à la télévision, et de bien meilleure qualité. Cerise sur le gâteau, on a droit à une Jenna Elfman rachitique qui fait bien peur à voir et qui avec ses petits bras maigrichons n'arrivent pas à tenir la série.

    Parfois, le générique d’une série peut sauver le vide que l’on trouvera en regardant un épisode par la suite. Et malheureusement, Alex Rose ne remplit même pas cet objectif en nous offrant un générique tout aussi vide que la série avec une chanson horripilante. Toutes mes excuses à Nikka Costa qui a signé la chanson. J’ai essayé et je me suis presque pris pour un Groseille à insulter et cracher sur mon écran.

    Vous l’aurez compris, cette série n’était pas ma tasse de thé et elle n’a pas été non plus celle des téléspectateurs qui l’ont vite délaissée après la diffusion de quelques épisodes. Je reste cependant persuadé que Jenna Elfman est une bonne comédienne pouvant officier à merveille dans le genre comique, à voir pour sa prochaine série...

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Justin Tolchuck est un jeune lycéen de 16 ans. Et le moins qu’on puisse dire c’est que Justin ne fait pas partie de la crème du lycée de Medora dans le Wisconsin. Justin est le loser du lycée et son cas n’est pas prêt de s’arranger quand sa mère, Franny, signe les papiers du programme d’échange scolaire. Cette dernière qui s’attendait à un beau jeune homme dynamique pour améliorer la popularité de son fils, voit débarquer dans sa vie un jeune pakistanais dénommé Raja Musharaff. Malgré les différences notables de culture, Justin et Raja se lient d’amitié et partagent ensemble les galères de la vie lycéenne...

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  • Nom original de la série Aliens in America
  • Créateur David GuarascioMoses Port
  • Dates 2007 - 2008
  • Genre Comédie
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale The CW
  • Chaîne(s) de diffusion française Canal +, France 2
  • Nombre de saison(s) 1
  • Nombre d'épisodes 18
  • Durée 22 minutes
  • Critique

     

    Aliens in America est une série rafraîchissante parmi tous les sitcoms que l’on peut suivre chaque année à la télévision. Avant d’être une simple comédie, la série est avant tout un bel hommage à l’amitié que peuvent entretenir deux jeunes garçons qui ne sont pas du même monde.

    Sur ce point, je précise que j’ai eu quelques craintes en lisant pour la première fois le résumé de la série. Je m’attendais à voir une panacée de clichés sur ce que peuvent penser certains américains de la culture musulmane. Et heureusement, la série ne s’est pas heurtée à cet écueil. Elle fait tomber quelques barrières et quelques stéréotypes fortement ancrés dans la culture occidentale depuis le drame du 11 septembre 2001. Aliens in America permet aux gens de comprendre l’autre et non pas d’en avoir peur. Bon ça reste bien entendu une série comique donc ne vous attendez pas non plus à un discours moralisateur qui vous fera appréhender la vie et vos jugements d’une autre façon. La série permet simplement de rire de l’autre et de rire de soi, et au final de voir que chaque culture se ressemble avec ses excès, ses bons sens et son amour pour son prochain.

    J’ai trouvé cette série dans l’ensemble assez drôle avec une fin de saison meilleure que le début qui a été un peu long et répétitif. Une saison 2 aurait été sympathique à suivre, voir comment Raja prend ses racines chez les Tolchuck. Il aurait été également intéressant par la suite d’amener Justin au Pakistan et voir s’il s’en serait sorti aussi bien que notre ami Raja.

    Dans l’ensemble, des personnages attachants, loufoques (surtout le père Gary avec ses alpagas) et vraiment pas aidés. Cette dernière qualification est spécialement pour Justin qui est un bon loser dans l’âme qui n'arrive à rien.

Publié dans Antre de la Crypte

Angela Chase est une jeune fille de 15 ans. Entourée de ses parents Patty et Graham et de sa petite sœur Danielle, elle mène une vie paisible et heureuse. Pourtant, 15 ans est un âge difficile où les adolescents se cherchent. La vie d’Angela connaît alors quelques chamboulements. Elle se teint les cheveux en rouge, elle décide de laisser tomber ses amis d’enfance, Brian le jeune intello quelque peu insupportable et Sharon son amie de toujours. Elle se rapproche de Rayanne, une jeune fille délurée et extravertie, et de son acolyte Rickie, un jeune gay qui se cherche. A tout ceci se greffe l’amour et plus particulièrement le premier grand amour, incarné par Jordan Catalano. En résumé, c’est sa "soi-disant vie".

Informations supplémentaires

  • Nom original de la série My so-called life
  • Créateur Winnie Holzman
  • Dates 1994 - 1995
  • Genre Drame
  • Pays de production États Unis
  • Chaîne(s) de diffusion originale ABC
  • Chaîne(s) de diffusion française Canal Jimmy,  France 2,  MCM
  • Nombre de saison(s) 1
  • Nombre d'épisodes 19
  • Durée 42 minutes
  • Critique

     

    Angela, 15 ans est une série à part dans le monde des séries dites de jeunesse. Elle a su tirer son épingle du jeu en fournissant aux téléspectateurs un réalisme dans les histoires que mènent les personnages.

    La série aborde la difficile question de l’adolescence, mais à l’inverse de ses consoeurs, elle fait preuve de maturité et ne cherche pas l’artifice. Toutes les thématiques liées à l’adolescence ont leur place dans la série :

    • - l’amour ;
    • - la drogue ;
    • - le sexe ;
    • - l’amitié ;
    • - le rôle des parents ;
    • - les changements du corps...

    Rien n’est laissé de côté, et surtout les sujets sont traités avec finesse, sans jugement de valeur ou de connotations moralisatrices.

    La "voix off" d’Angela accompagne chaque épisode et permet de nous immiscer au plus profond des pensées de la jeune fille. C’est la vie d’Angela mais c’est également un peu la nôtre.

    La série s’est terminée malheureusement trop tôt et laisse le public sur sa fin qui n’a plus qu’à savourer encore et encore les seuls 19 épisodes qui la composent.

    A noter qu'Angela, 15 ans a lancé deux grands acteurs du grand écran : Claire Danes (U-turn, Romeo + Juliette, Terminator 3 : le soulèvement des machines) qui incarne Angela et Jared Leto (Requiem for a dream, Fight club, Panic room) qui incarne Jordan Catalano.

Publié dans Antre de la Crypte
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