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The Following : mauvais flic, bon tueur

vendredi, 15 avril 2016
Et toi, t'en penses quoi ?
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Dans les fictions, il y a deux sortes de policiers : ceux qui ont la classe, l’intelligence, le charisme et le talent pour déjouer tous les tours des malfrats et autres criminels, et il y a Ryan Hardy. Ce nom ne vous dit rien ?

Installez-vous confortablement dans votre fauteuil et laissez-moi vous conter l’histoire du plus mauvais policier de l’histoire des séries télévisées américaines.

C’est l’histoire d’un serial killer qui a du Poe

Ryan Hardy est le personnage principal de The Following. La série est un drame, thriller, policier lancé en 2013 sur la FOX. La production s’est achevée en 2015 après 3 saisons et un total de 45 épisodes. L’accueil réservé à The Following a été plutôt bon à son lancement. Des audiences au rendez-vous et une fanbase facilement acquise. Le tableau a cependant été entaché par un scénario que je qualifie d’abracadabrant avec des rebondissements un peu trop faciles, légèrement prévisibles et surtout omniprésents.

Pour ce qui est de l’histoire, The Following suit le personnage de Joe Carroll, un prof d’université et également un serial killer machiavélique, impitoyable et charismatique. Joe réussit habilement à créer autour de lui une aura poussant d'autres personnes à le suivre et à commettre à leur tour des exactions. Ryan Hardy est l'agent du FBI en charge d’arrêter Carroll et ses acolytes.

La force du récit réside dans l’un de ses personnages principaux, le tueur lui-même. Joe Carroll n’est pas qu’un simple malade mental servant de faire-valoir au flic qui le pourchasse. Bien au contraire, Joe est le personnage le plus intéressant du show. Alors certes on se retrouve face à un serial killer encore une fois avec une intelligence surdéveloppée, à l’instar de bien d’autres assassins décrits dans des œuvres de fiction – je pense notamment au personnage de Bruno Costas dans la série Epitafios. Sur cet aspect, c'est logique, il faut bien un peu de challenge si la série veut tenir sur la longueur. C’est plus intéressant d’avoir un tueur à la fois charmeur et brillant, plutôt qu’un meurtrier dégueulasse et niais. D’autant plus que Joe est un fanatique de littérature et il voue littéralement un culte à Edgar Allan Poe, un écrivain américain maître de l’horreur, du crime et du fantastique. Peut-être plus crédible qu’un débile à moitié consanguin qui tuerait en prenant comme inspiration les histoires de Petit Ours Brun.

Note à moi-même : je lui ferais bien la peau à ce petit ours pervers qui fait tout pour emmerder ses parents et son chat, pauvre Minou ! Et si seulement Petit Ours Brun se lâchait un peu plus... Je vous partage une petite illustration bien sympathique trouvée sur le site Actualitté.

Petit ours brun

Clairement The Following présente ici un point fort avec ce personnage de Joe Carroll. Je n’encense pas la série pour autant car le tout est loin d’être très original et face à ce tueur bâti sur une base assez solide, les créateurs de la série nous ont servi Ryan Hardy...

Hardi, mais pas tant que ça !

Ryan Hardy n’est pas ce qu’on pourrait appeler quelqu’un de très hardi...

Jean-Clément : "Je comprends rien... comment il ne peut pas être Hardi alors qu’il s’appelle comme ça ?"

Mon cher Jean-Clément, comment vous dire ? Faites comme si vous n’aviez pas lu cette phrase, ce sera plus simple !

Donc revenons à notre Ryan. Cet homme n’est pas franchement débrouillard. Il pense l’être, mais ses actes tendent à nous montrer l’inverse. Il est pourtant le personnage antagoniste et doit rivaliser avec un serial killer, et pas n’importe lequel ! Un PUTAIN de serial killer qui a le pouvoir de rallier tout un amphi d’université ou toute une secte à sa cause, à savoir butter un max de gens, bande de moutons. Il est doué le bougre et il y arrive sacrebleu.

Jean-Clément : "J’espère qu’il est fort alors Ryan"

Et bien figure-toi mon cher ami que Ryan Hardi est aussi utile qu’un trou du cul au bout de mon coude (les cinéphiles reconnaîtront la référence). En d’autres termes, Ryan Hardy passe plus de temps à se faire berner par le grand méchant qu’autre chose. Et avec ses amis du FBI, Ryan il aime bien visiter les hôpitaux du pays et tester leur literie. Il aurait mieux valu qu’il soit agent commercial pour Tempur qu’agent du FBI. Je ne vais pas être trop vache car il n’écume pas toutes les cliniques des States et il arrive même à capturer Joe. Finalement il n’est pas si mauvais que ça. Mais c’est sans compter sur le discernement sans faille de Joe qui a toujours une longueur d’avance. Ou alors il a lu le scénario avant...

Vous l’aurez compris, Ryan Hardy est un personnage excessivement pénible. Et ses collaborateurs sont à son image. Ils sont en toute honnêteté tous autant mauvais les uns que les autres. Y en a pas un pour rattraper l’autre. Et la série en devient quasiment une comédie. On la retrouve chaque semaine non pas pour suivre l’enquête, mais pour savoir comme ce con de Ryan Hardy va se faire entourlouper pour la énième fois. La preuve en image avec le faciès de Ryan en pleine action : "Quoi ? On m'aurait encore roulé dans la farine ???"

Kevin Bacon dans The Following

Vraiment dommageable pour la série qui paye les pots cassés de ce qui est pour moi une erreur d’écriture. Un personnage aussi important dans une série policière dramatique ne doit pas être aussi nul. Si le téléspectateur se dit à chaque action du héros "Mais pourquoi tu fais ça, t’es débile ? Personne ne ferait ça !", c’est qu’il y a un problème. Le personnage manquait clairement de discernement. Il aurait été raisonnable de lui donner un peu plus de bon sens pour ainsi le rendre crédible, surtout qu’il est décrit comme étant une sommité dans son domaine.

Pour conclure, en France, le personnage de Ryan Hardy aurait pu être interprété par Pierre Richard !

Un casting alléchant

Ce qui m’amène à vous parler du casting de la série. Je viens de descendre Ryan Hardy et par la même occasion la série, mais sachez que The Following se compose de noms biens connus du grand et du petit écran et cela aide à faire passer la pilule. En effet, le casting est bon et les acteurs aident à relever le niveau général du show.

Le premier est l’interprète de Joe Carroll.

James Purefoy

Il s’agit de l’excellent James Purefoy. Cet acteur a une gueule et un sacré charisme. Il est parfait dans la peau de Joe. L’anglais à un CV bien rempli. Les amateurs de séries ont pu l’apprécier dans la très grande série et malheureusement trop courte, Rome. Il y incarnait Marc Antoine. Par la suite, il a joué dans The Philanthropist, une série méconnue de 8 épisodes sur laquelle il faudra que je revienne dans un futur article. Vous aurez pu le croiser également dans Revenge, Camelot, Episodes et il joue actuellement dans Hap and Leonard.

L’autre protagoniste et la Némésis de Joe est Ryan. Il est incarné par monsieur Kevin Bacon, surtout connu pour ses rôles au cinéma : Footloose, Tremors, L'expérience interdite, JFK, Des hommes d'honneur, Apollo 13, Sleepers, Hypnose, Hollow Man, Mystic River, etc. Une belle carrière n’est-ce pas ? Ah et Kevin Bacon dans Footloose, c’est la classe ! Un petit cadeau vous attend à la fin de l’article.

Kevin Bacon dans Footloose

Côté séries, il a joué dans Haine et passion en 1980 et a fait des apparitions dans Frasier et Will & Grace.

La belle Natalie Zea tient un rôle dans The Following.

Nathalie Zea

Son personnage est un peu énervant, mais c’est toujours plaisant de retrouver l’actrice car elle est jolie et elle joue plutôt bien. Zea est connue pour avoir tenu des rôles dans Dirty Sexy money, Justified et The Shield.

Et en vrac, The Following compte dans ses rangs :

  • Valorie Curry : Veronica Mars.
  • Shawn Ashmore : Unité 156, Smallville.
  • Sam Underwood : Dexter.
  • Jessica Stroup : Le diable et moi, 90210 Beverly Hills - Nouvelle génération.

Si vous voulez en savoir un peu plus sur The Following consultez la fiche de la série et n’hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé sur la fiche ou dans les commentaires de cet article.

Et voici le petit cadeau "Loose, footloose..." :

Générique

Lu 863 fois
Chewy

Les 5 séries incontournables :
Six feet under, Breaking Bad, Doctor Who, The Office, The Sopranos.

La série à découvrir

31 décembre 1999, livreur de pizza totalement abruti, Fry se rend au centre de cryogénisation pour une livraison. Malencontreusement, il s’enferme et se retrouve congelé pendant 1000 ans. Quand il se réveille, il voit alors l’opportunité pour lui de recommencer toute sa vie à zéro. Il rencontre Leela, une jeune cyclope, Bender un robot alcoolique et obsédé, et retrouve son futur neveu, le professeur Farnsworth qui propose à cette joyeuse équipe un emploi à Planet Express : livreurs intergalactiques.

Brèves de l'au-delà

Bonnes affaires