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Nip/Tuck

2003 - 2010

Et toi, t'en penses quoi ?
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Sean McNamara et Christian Troy sont deux chirurgiens esthétiques à la tête d’un cabinet de grande renommée à Miami. Les deux hommes collaborent dans ce projet qui régit leur vie, tout en étant amis de très longue date. Cette amitié sera néanmoins souvent mise à mal, le quotidien de ces deux médecins étant diamétralement opposé. Sean est un père de famille, calme, enthousiaste, tentant de gérer au mieux sa vie familiale, quant à Christian, il mène sa vie narcissiquement tout en multipliant les conquêtes.

Informations supplémentaires

  • Nom original de la série: Nip/Tuck

  • Créateur: Ryan Murphy

  • Dates: 2003 - 2010

  • Genre: Drame, Médical

  • Pays de production: États-Unis

  • Chaîne(s) de diffusion originale: FX

  • Chaîne(s) de diffusion française: M6, Paris Première

  • Nombre de saison(s): 6

  • Nombre d'épisodes: 100

  • Critique:

     

    Il est difficile de s’attaquer à la critique d’une série comme Nip/Tuck. Elle fait partie de ces séries qu’on aurait aimé encenser tant elle a su renouveler le genre des séries dramatiques, et pourtant il va être ardu de la défendre. Je vais essayer et me faire l’avocat du diable avant de vous donner mon réel ressenti concernant la série de Ryan Murphy.

    Débutons par le commencement et revenons en septembre 2004, lors de sa première diffusion en France sur la chaîne M6. La petite chaîne qui monte nous livrait alors un extra-terrestre dans le monde des séries télévisées. Les 13 épisodes qui composent cette première saison n’ont pu laisser insensibles les téléspectateurs. Face à notre écran de télévision, on s’est retrouvé acculé dans notre canapé, les yeux écarquillés par tant de violence que ce soit dans les actes des protagonistes, dans les paroles ou dans les scènes de chirurgie. La série prend à revers tout ce qu’on a pu voir d’ici là et nous montre sans détournement la véritable nature humaine.
    Christian (Julian McMahon) est un homme abusif, pervers, malsain dont le sexe régit ses moindres pensées. Sean (Dylan Walsh), quant à lui, est un bon père de famille, mais sa petite vie pépère est marquée par le refoulement et laisse présager le pire dans ses futurs agissements. A côté de ces deux personnages hauts en couleur, on a droit à un défilé de personnages excentriques venus dans le cabinet des deux médecins pour parfaire leur plastique ou arranger un traumatisme qui les suit, pour certains, depuis la plus tendre enfance.
    De ce point de vue, la série est très intéressante et fait mouche. Par le biais d’histoires farfelues, touchantes, écœurantes et à la limite de l’obscène, elle aborde à sa façon des sujets tabous ou difficiles tels que la mort, la malformation, l’obésité, l’inceste, l’euthanasie, le sexe en long, en large, en travers, bref sous toutes ses formes.

    Donc une première saison intéressante et originale à la fois. La saison 2 se poursuit sur le même principe ajoutant du suspens avec l’arrivée d’un personnage emblématique, le Découpeur (Carver dans la vo). Cette énigme se poursuivra sur la saison 3. Une intrigue intéressante qui permet à la série de s’affirmer et d’aller plus loin dans ses excès.

    De la saison 3 à la saison 6, la série reste fidèle à elle-même. Le culte du corps est toujours le sujet central de la série, les personnages se détruisent au fil du temps, les abus sont de plus en plus prégnants et ce n’est pas le changement de vie en passant de Miami à Los Angeles qui va arranger les choses pour nos deux médecins. Ces saisons se valent à peu près toutes.
    L’originalité de la série n’est plus, néanmoins elle arrive toujours à produire quelques épisodes qui sortent du lot. Elle se veut une critique exacerbée de notre société et tout au long de ses épisodes elle garde cette direction. Quelques perles sont disséminées ici et là lors des frasques sexuelles de Christian et c’est un réel bonheur de savoir jusqu’où il peut aller : des films pornos avec Amber, de sa nouvelle attirance homosexuelle, de ses goûts pour des parties à trois avec une mère et sa fille, de ses parties de jambes en l’air avec des sexagénaires, de la masturbation strangulatoire, de ses parties de baise à coup de sac poubelle sur la tête... des déviances en veux-tu en voilà, de quoi rassasier les esprits les plus tordus !
    A côté de cela, la série attaque toujours de front des sujets polémiques, les scènes de chirurgie restent de grande qualité bien que peu ragoûtantes et les personnages sont plus fantasques que jamais.

    Alors voilà, Nip/Tuck, c’est ça, du trash et de l’excentricité, le tout saupoudrer de drames familiaux. La sauce prend plutôt bien et se laisse suivre agréablement. Pour cela il faut cependant être endurant et persévérant. En effet, 6 saisons c’est long surtout qu’à partir de la saison 3, on est en droit de se poser des questions sur le bien fondé de la série.

    Pour ma part, la série a commencé à me décevoir à partir de la saison 3. L’intrigue du Découpeur a été gâchée alors que la saison 2 s’était avérée alléchante à chaque épisode. On se doute de qui est le Découpeur assez rapidement, tout ça pour nous livrer un season finale ridicule avec le grand méchant qui retient les deux médecins. A la façon d’un film de série Z, le gros vilain reprend tous les éléments de son plan machiavélique pour les expliciter à Christian et Sean qui au final se débarrasseront du bad guy. A la suite de cette saison, la série est entrée dans une spirale du grand n’importe quoi.
    "Jusqu’où la série va aller ?".Voilà ce que je me posais comme question avant chaque épisode et c’est cette même phrase qui m’a poussé à poursuivre mon visionnage de la série. Une curiosité mal placée certes, mais au final je ne regrette pas. La série a ses travers, toutefois elle a su livrer quelques épisodes de grande qualité toujours servis par un Sean (Dylan Walsh) remarquable. Le comédien est juste dans chacune de ses interprétations et il reste le personnage le plus complexe de la série. Au départ, on pense qu’il est stable à côté d’un Christian tout feu tout flamme, et au fil des saisons, on perçoit un Sean déstabilisé, perdu, à la limite de commettre l’irréparable de nombreuses fois. L’irréparable, il le commet finalement et le résultat aura été de le détruire un peu plus et d’en faire un personnage sans âme.

    A côté de l’excellent personnage de Sean on a droit à celui de Matt. Ce dernier est le boulet de service. A chaque fois qu’on pense qu’il ne reviendra plus dans la série, Matt refait une apparition avec toujours des histoires plus saugrenues les unes que les autres. Toujours prêt à mettre la pagaille dans la vie de ses parents et en 6 saisons, il aura peu évolué. Pourtant il aurait été bon de le voir changer ou tout simplement de le voir disparaître, à bon entendeur salut !

    A présent, si vous souhaitez découvrir la série, je vous conseille de ne pas hésiter et de ne pas tenir compte des avis négatifs présents ici et là sur la Toile. La série mérite d’avoir sa chance au moins pour ces deux premières saisons. Sachez néanmoins qu’une fois lancé vous irez incontestablement jusqu’à la saison 3 pour découvrir qui est le Découpeur et si vous êtes courageux vous poursuivrez jusqu’à la fin de la série.

    De plus, vous aurez la chance de découvrir les nombreuses guests stars que la série à compter : Catherine Deneuve, Melanie Griffith, Richard Chamberlain, Peter Dinklage, Rose McGowan (Charmed), Katee Sachoff (Battlestar Galactica), Kathleen Turner, Famke Janssen, Brooke Shields (Lipstick Jungle, Susan!), Portia de Rossi (Better off Ted, Ally McBeal)...


Générique

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Chewy

Les 5 séries incontournables :
Six feet under, Breaking Bad, Doctor Who, The Office, The Sopranos.

La série à découvrir

Red Band Society suit le quotidien d'adolescents tous patients dans le même hôpital.

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